Une des solutions que nous préconisons pour la Guinée est une décentralisation de l’administration du territoire en terme de développement. J’en profite pour préciser que je me refuse à utiliser le terme de « fédéralisme » pour des raisons psychologiques. Car pour nous, La Guinée, telle quelle, est une entité unie ; et parler de fédération reviendrait á la ‘balkaniser ‘dans l’esprit de la plupart des Guinéens. Le colonisateur, hélas, a rassemblé sous un seul territoire des peuples différents bien que relativement proche culturellement ; puis la politique politicienne de Sékou Touré puis l’équipe de Lansana Conté ont créé une division et ‘clannisation’ des Guinéens qu’il n’est pas nécessaire de matérialiser en parlant de fédération. Assumons donc notre histoire et ses conséquences en gardant la Guinée une et indivisible mais administrée de façon réaliste á favoriser le développement.
La Guinée est découpée en quatre régions naturelles- la Basse Guinée, la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière- ce qui correspond à la répartition naturelle des quatre grands groupes ethnoculturels du pays ; quoique vous conviendrez que les populations sont plutôt mélangées maintenant malgré ce que l’on croit . Ainsi, il y aurait un Gouverneur élu au suffrage direct uniquement par les personnes inscrites et vivantes dans la région. Cet élu aurait pour prérogatives le développement et la gestion sociale de sa zone- qui sont indissociables-. Il serait entouré de délégués dont le nombre et les pouvoirs seraient laissés á sa discrétion et selon les moyens dont il dispose. La sécurité, la défense, l’enseignement et autres secteurs á caractère national resteraient, bien entendu, du ressort du Gouvernement Centrale. Néanmoins en terme de Sécurité, vu l’importance et la spécificité des moyens de lutte applicable pour chaque région, il serait souhaitable que le Gouverneur nomme un délégué à la Sécurité qui serait dans ce cas particulier une fonction de conseiller et de liaison auprès du Ministre en charge.
Comment ces Gouvernorats seront ils organisé ?
Tout candidat devra prouver qu’il réside officiellement et paie ses taxes localement depuis au moins deux ans, déclarer ses revenus et patrimoine. Justifier localement aussi par signature du support d’un électorat d’au moins 10.000 personnes jouissant de tout leurs droits. Ces mesures ont pour but, bien sur, d’éviter des candidature fantaisistes et pléthoriques qui d’une façon ou d’une autre nuisent au bon déroulement du processus électoral. Demander que tout candidat soit issu d’un parti politique n’est pas démocratique dans ce cas particulier ; donc toute personne remplissant les conditions devrait pourvoir se présenter.
Le Gouverneur de Région s’appuiera sur une assemblée régionale dont les députés seront issus de l’Assemblée Nationale et élus selon le scrutin normal des députés de la Nation pour les circonscriptions située dans cette région. Ceci pour des raisons économiques et afin d’éviter un dédoublement de la fonction. Ceci permettrait un contrôle sur l’exécutif local et á la démocratie de s’exprimer librement. Mais néanmoins, et cela est important, ces députés n’auront á ce niveau local qu’un rôle de supervision, de contrôle financier/budgétaire et constitutionnel, pas celui de dicter ou entraver la politique locale du Gouverneur élu. Ceci pour la simple raison que ce dernier pourrait voir son travail saboter par une majorité hostile s’il n’en est pas issu.
Le mandat du gouverneur á l’instar de celui du Président de la République serait de 6 ans pour un premier mandat puis de 5 ans en cas de reconduction : 6 ans pour commencer car nous estimons qu’il faut leur accorder une année pour mettre en place leur structure et ajuster leur stratégie et 5ans sont largement suffisant pour faire ses preuve. Entre autre, notre conviction est que, de nos jours, vu la complexité et lourdeur de la tache il n’est pas raisonnable de maintenir une personne dans ces fonctions plus de dix ans. Le Gouverneur sortant après deux mandats successifs ne pourra se représenter qu’après cinq (5) ans au moins.
Pour sauvegarder la Démocratie, vous serez d’accord avec nous sur l’axiome qui dit que « tout homme, quel qu’il soit, á un poste de haute importance/responsabilité pendant plus d’une décennie dérive en autocrate, se croyant omniscient et omnipotent ».
Il serait intéressant que le candidat au poste de Gouverneur se presnte avec un colistier qui sera son adjoint devant les électeurs pour qu’en cas de vacance du pouvoir nous sachions qui nous aurons comme successeur. Cela évitera de refaire des élections et garantira une certaine stabilité.
Les Gouvernorats de Régions seront financés d’une part par les taxes et impôts locaux et d’autre part par les revenus de la richesse nationale. Pour les prélèvements localement, le gouverneur présentera son projet á l’Assemblée Régionale pour approbation avec possibilité de l’imposer s’il y a blocage systématique après 4 mois. Quant á l’Assemblée Nationale, elle devra, de façon équitable, voter un budget complémentaire pour chaque région. Nous insistons sur le mot « équitable »- et non égale- car la richesse nationale doit être vraiment nationale et donc solidaire et par conséquent certaine région devront recevoir plus de fonds que d’autres indépendamment de la richesse de leur sous-sol. Ce que nous voulons dire par là est que certaines zones vont regorger de minerais pendant que d’autres seront plus arides et moins riches. Mais en tant que Nation, une fois cette richesse exploitée, son revenu appartient a tout le pays et tout le monde doit en profiter sans aucune distinction dans la mesure ou c’est souvent l’Etat, la Nation, et non la région, qui a financé les travaux qui ont conduit á la découverte et á l’exploitation de cette richesse. Il est donc injuste que la partie du territoire oú par pure chance se trouvent ces gisements en bénéfice plus que d’autres. Seule l’agriculture peut échapper á ce principe par le simple fait que la richesse dans ce cas est uniquement le fruit du travail des habitants locaux. Par conséquent, ils peuvent seuls et de façon justifiée jouir du bénéfice de leur labeur.
Le Gouverneur doit avoir la possibilité, en ce qui concerne la région, de signer et directement négocier des accords d’aide au développement avec des pays étrangers et organismes internationaux compétents. Le Gouvernement devra en être informé et ne pouvoir s’y opposer que si ces accords après débats á l’Assemblée Nationale contrarient la politique étrangère du Pays.
Dans ce schéma, le Président de la République et le Premier Ministre conserveraient bien sûr toutes leurs prérogatives respectivement en terme de Politique Etrangère, Défense et Sécurité pour le premier ; économie et développement national pour le second.
De toutes les façons, il reviendra aux professionnels et spécialistes du Droit Constitutionnel de parfaire et lever tout conflit de compétence.
Wednesday, 25 July 2007
Saturday, 14 July 2007
Propositions pour une Constitution Guinéenne
Il ne fait aucun doute á mon niveau que la Guinée doit faire l’objet d’une Refondation.
Il sera donc nécessaire de récrire une nouvelle constitution plus démocratique et plus claire sur les prérogatives du Président de la république. Ceci devra se faire de préférence sous le mandat d’un gouvernement d’union nationale de transition sortant dont tous les membres n’auraient aucune possibilité de briguer la Magistrature Suprême ou la Primature pour les élections présidentielles qui suivraient afin d’éviter tout biais et conflit d’intérêt
Tout d’abord, nous préconisons la mise en place d’une Commission Electorale Indépendante (CEI) ou toute autre organisme d’organisation et de contrôle des élections en Guinée complètement indépendant de l’exécutif. Cette structure serait incluse dans la constitution avec des règles et fonction bien précises. Son Président ayant au moins 10 ans d’expérience en droit Constitutionnel serait élu á bulletin secret par le corps des Magistrats pour un mandat unique de 8 ans ainsi que les autres membres. La structure serait composés d’un représentant du Président de la République, un pour chaque parti politique représenté á l’Assemble Nationale, un pour l’ordre des Avocats, un journaliste élu par la presse, un issu de l’état major de l’Armée et éventuellement des représentants de la société civile désignés par l’Assemblée Nationale. De plus, de par la loi les fonctionnaires du Ministère chargé d’organiser les élections devront se mettre pour la durée du scrutin á la disposition de l’organisme indépendant mentionné plus haut, quel que soit son appellation. Le Ministère organisant les élections ne devra être que prestataire de service pour l’organisation du scrutin.
Le candidat á l’élection de Président de la République devra obligatoirement être d’abord un élu : soit député, maire d’une commune ou autre poste électif au suffrage universel comme les gouverneurs (qui devront désormais être élus, nous y reviendrons). L’idéal serait que le candidat passe les étapes suivantes : député ou maire puis Gouverneur de Région. Seulement après, il pourrait faire candidature au poste de chef de l’Etat. Cette sélection serait très utile car seuls les plus connus/es et qui ont fait leur preuve seraient éligibles. Il/elle doit révéler son patrimoine, celui de sa femme et ses enfants majeurs. Ces Comptes en banque devront aussi être connus. L’age minimum devrait être autour de 40 ans et le maximum aux alentours de 70ans. Le candidat devra justifier d’une résidence et du payement de ses taxes et impôts d’au moins 5ans en Guinée sauf pour les fonctionnaires internationaux pour lesquels cela seraient réduit á 18 mois. De plus, il faudrait que la candidature soit soutenue par au moins 20 000 signatures de personnes jouissant de tous leurs droits dont un maximum 35 pour cent des sponsorisant doit venir de la même région administrative. Ceci pour prouver en partie que le candidat a des supporters sur toute l’étendue du territoire. Et bien sûr une signature ne sera valable que pour un candidat á la fois. Cette mesure est nécessaire pour éviter des candidatures fantaisistes, de complaisance comme ce fut le cas en Guinée. Quant à la caution à payer, il reviendra aux autorités compétentes de fixer le montant. La durée du mandat devra être de 6ans pour une première investiture puis 5ans en cas de reconduction : 6 ans pour permettre au nouvel élu de mettre en place son équipe et sa stratégie de gouvernement la première année puis il/elle disposera de 5 ans pour faire ses preuves. En cas de réélection 5 autres années suffisent largement pour parfaire le travail et passer la main. Car l’expérience montre que les présidents de la République qui se maintiennent plus de dix au pouvoir deviennent des dictateurs et sont coupés des réalités de leur peuple. Ils pensent être omniscients et leur entourage en profite pour bâtir une ‘nomenklatura’ ou mafia.
Le président de la Republique devra se soumettre et dévoiler son état de santé tous les 18 mois. Cet examen devra être fait par au moins trois professeurs de médecine dont un psychiatre, désignés par la commission électorale indépendante. Un seul sera recruté localement et les autres devront venir de l’étranger pour réduire toute pression éventuelle sur le résultat de leur travail. Par ailleurs, il sera mentionné clairement que seul les maladies pouvant handicaper/entraver les aptitudes de travail du patient devront être révélées après contre expertise. La médecine appliquée au Président sera celle de la Médecine du Travail car c’est ce dont il est question et non d’alimenter des rumeurs ou de dévoiler ce qui ne concerne que lui. Par exemple annoncer qu’il va devoir porter des lunettes ou faire un régime d’amaigrissement á aucun intérêt pour le peuple.
Tout amendement á la constitution dorénavant et son application ne pourra se faire au bénéfice du Président en fonction ou au détriment des partis d’oppositions. C’est á dire que toute nouvelle disposition constitutionnelle devra s’appliquer au successeur de son initiateur, et non á lui. Ceci évitera des ‘trippatouyages’ et de manipuler les textes en faveur de l’exécutif, comme se fut si souvent le cas en Guinée, Sénégal, Tunisie et autres pays…
La fonction de Premier Ministre devrait être institutionnalisée particulièrement pour un pays comme la Guinée qui exige des batailles titanesques sur plusieurs fronts á l’intérieur comme á l’extérieur. En effet, une seule personne ne saurait efficacement gérer et agir sans déléguer une partie de son autorité. Il serait souhaitable d’établir un régime oú le Premier Ministre serait issu de la majorité parlementaire ou élu par le parlement avec des prérogatives fortes en politique intérieure et par contre la défense et la diplomatie (affaires étrangère) seraient du ressort du Président de la République. A ce propos, au cas oú nous garderions la Constitution dans sa mouture actuelle- car je considère que la constitution actuelle est imparfaite et surtout a été trahie dans son esprit par le Général Conté, il est nécessaire de la parfaire en y inscrivant surtout des garde-fou et de préciser le rôle de la Primature.
L’autre domaine qui mérite attention concerne les nominations faites par le Chef de l’état. Le poste de Chef d’état Major, les Présidents de la Cour Suprême, de la Cour Constitutionnelle ainsi que les nominations de hauts cadres á la tête de la Police et la Gendarmerie devront obligatoirement être proposés par le parlement et ce sera au Président de l’accepter ou non en motivant sa décision. Ceci pour la simple raison que ces personnes ne doivent pas se sentir redevables á la personne qui les aura choisie mais á savoir qu’ils sont là pour servir le peuple et seulement le peuple. Ces fonctions requièrent une neutralité totale dans leur exercice, d’oú ses précautions.
L’application de la démocratie et de la Constitution repose sur l’exégèse qui en est faite, le pouvoir exécutif a toujours tendance à en faire une interpretation sélective et abusive en sa faveur. Le cas de Laurent Gbagbo en Cóte d’Ivoire en est un bon exemple. Il est donc de notre devoir de prendre toutes nos dispositions pour ne plus être abusé par les hommes politiques.
Il faut entre autres, á tout prix, inscrire dans la Constitution qu’elle ne peut être révisée ou amendée que tous les 25 ans au moins. Et pour ce faire, il faut qu’un minimum de 70 pour cent des élus au parlement ratifient la proposition qui devra être soumise á referendum dont le nombre de ‘oui’ doit être égal ou supérieur á 65 pour cent pour changer la Loi Fondamentale.
La dernière votée en Guinée en est la preuve, faute de contre pouvoir et de garde-fou, le Général Lansana Conte ne s’est pas gêne á la violer et á la changer ad libitum.
Quant á la vacance du pouvoir : toute personne devant assurée l’intérim, comme le président de l’Assemblée Nationale par exemple, devra terminer le mandat du Président mais ne pourra pas être candidat aux élections. Cette mesure tout en assurant une certaine continuité, permettra un scrutin plus juste.
En autres, il faut qu’il soit mentionné qu’aucun parti politique ne peut monopoliser plus de 65 pour cent des sièges au parlement.
Nous insistons sur ces mesures qui rendraient de notre Constitution révolutionnaire en Afrique et surtout dans le Monde mais elles sont nécessaires pour que notre prospérité ne soit plus perturbée par la Politique. Paradoxalement, en Afrique nous avons écrit les meilleurs constitutions, comparé aux Occidentaux en général surtout ceux avec des monarchies constitutionnelles, mais contrairement á eux nos hommes politiques trahissent, violent, transforment á souhait ou refusent tout simplement d’appliquer la Loi Fondamentale s’appuyant sur l’Armée. Ce dernier élément fait réellement toute la différence entre les pays occidentaux et nous terme de stabilité. En Europe ou en Amérique aucun officier militaire ne songerait á s’emparer du Pouvoir par culture politique et surtout le Peuple ne se soumettrait pas. Donc, en attendant d’en arriver là, il faut tout mettre en œuvre pour ne laisser aucune marge de manœuvre á d’éventuels fraudeurs politiques.
En terme de maintien de l’ordre : tout individu membre de la Police, de la Gendarmerie ou de l’Armée qui ouvrirait le feu sur un citoyen Guinéen, fera l’objet automatiquement d’une mise en examen ou suscitera obligatoirement l’ouverture d’une information judiciaire pour établir les faits et décider des suites á donner á l’incident. Il faut que les forces de l’ordre arrêtent de tuer impunément les citoyens qui les paient, habillent, logent et en contre partie qu’elles sont sensées protéger. La priorité doit être accordée á la vie de l’individu a fortiori si celui-ci ou celle-ci est sans arme (donc incapable de se défendre). Il faut arrêter ce paradigme démagogique qui veut que les raisons d’état priment sur la vie d’un d’homme ou d’une femme. En fait, souvent des arguments spécieux servent á protéger encore et toujours les politiques et le pouvoir. Il ne faudra plus qu’un Guinéen en tenue puisse plus tuer un autre Guinéen impunément avec ou sans ordres et qu’il n’y ait aucune conséquence.
Le président de la République gardant ses prérogatives de dissolution de l’Assemblée Nationale devra en informer l’organisme chargé des élections qui après consultation de la Cours Constitutionnelle devra lui faire des propositions de dates pour le scrutin et sera en charge de son organisation et exécution. Il faut tout faire pour que les calculs et manipulation des suffrages par les politiques cessent (exemple de A.Wade au Sénégal).
Pour compléter la partie concernant la déclaration de patrimoine des élus, membres du Gouvernement et hauts fonctionnaires aux postes financièrement lucratifs, il faut si la révélation des biens á la prise de fonction ne fait pas l’unanimité, voter la loi suivante : Ces personnes devront obligatoirement déclarer tout acquisition immobilière, financière et autres en Guinée ou á l’étranger tendant á accroître leur patrimoine/actif au sens large survenue après la date de leur prise de fonction officielle. Toute personne omettant de se soumettre á cette loi sera punie par une amende équivalent á au moins 40 % de leur patrimoine et par un emprisonnement après saisi du Procureur de la République par tout citoyen guinéen ou étranger si l’Etat ne le fait pas.
Il sera donc nécessaire de récrire une nouvelle constitution plus démocratique et plus claire sur les prérogatives du Président de la république. Ceci devra se faire de préférence sous le mandat d’un gouvernement d’union nationale de transition sortant dont tous les membres n’auraient aucune possibilité de briguer la Magistrature Suprême ou la Primature pour les élections présidentielles qui suivraient afin d’éviter tout biais et conflit d’intérêt
Tout d’abord, nous préconisons la mise en place d’une Commission Electorale Indépendante (CEI) ou toute autre organisme d’organisation et de contrôle des élections en Guinée complètement indépendant de l’exécutif. Cette structure serait incluse dans la constitution avec des règles et fonction bien précises. Son Président ayant au moins 10 ans d’expérience en droit Constitutionnel serait élu á bulletin secret par le corps des Magistrats pour un mandat unique de 8 ans ainsi que les autres membres. La structure serait composés d’un représentant du Président de la République, un pour chaque parti politique représenté á l’Assemble Nationale, un pour l’ordre des Avocats, un journaliste élu par la presse, un issu de l’état major de l’Armée et éventuellement des représentants de la société civile désignés par l’Assemblée Nationale. De plus, de par la loi les fonctionnaires du Ministère chargé d’organiser les élections devront se mettre pour la durée du scrutin á la disposition de l’organisme indépendant mentionné plus haut, quel que soit son appellation. Le Ministère organisant les élections ne devra être que prestataire de service pour l’organisation du scrutin.
Le candidat á l’élection de Président de la République devra obligatoirement être d’abord un élu : soit député, maire d’une commune ou autre poste électif au suffrage universel comme les gouverneurs (qui devront désormais être élus, nous y reviendrons). L’idéal serait que le candidat passe les étapes suivantes : député ou maire puis Gouverneur de Région. Seulement après, il pourrait faire candidature au poste de chef de l’Etat. Cette sélection serait très utile car seuls les plus connus/es et qui ont fait leur preuve seraient éligibles. Il/elle doit révéler son patrimoine, celui de sa femme et ses enfants majeurs. Ces Comptes en banque devront aussi être connus. L’age minimum devrait être autour de 40 ans et le maximum aux alentours de 70ans. Le candidat devra justifier d’une résidence et du payement de ses taxes et impôts d’au moins 5ans en Guinée sauf pour les fonctionnaires internationaux pour lesquels cela seraient réduit á 18 mois. De plus, il faudrait que la candidature soit soutenue par au moins 20 000 signatures de personnes jouissant de tous leurs droits dont un maximum 35 pour cent des sponsorisant doit venir de la même région administrative. Ceci pour prouver en partie que le candidat a des supporters sur toute l’étendue du territoire. Et bien sûr une signature ne sera valable que pour un candidat á la fois. Cette mesure est nécessaire pour éviter des candidatures fantaisistes, de complaisance comme ce fut le cas en Guinée. Quant à la caution à payer, il reviendra aux autorités compétentes de fixer le montant. La durée du mandat devra être de 6ans pour une première investiture puis 5ans en cas de reconduction : 6 ans pour permettre au nouvel élu de mettre en place son équipe et sa stratégie de gouvernement la première année puis il/elle disposera de 5 ans pour faire ses preuves. En cas de réélection 5 autres années suffisent largement pour parfaire le travail et passer la main. Car l’expérience montre que les présidents de la République qui se maintiennent plus de dix au pouvoir deviennent des dictateurs et sont coupés des réalités de leur peuple. Ils pensent être omniscients et leur entourage en profite pour bâtir une ‘nomenklatura’ ou mafia.
Le président de la Republique devra se soumettre et dévoiler son état de santé tous les 18 mois. Cet examen devra être fait par au moins trois professeurs de médecine dont un psychiatre, désignés par la commission électorale indépendante. Un seul sera recruté localement et les autres devront venir de l’étranger pour réduire toute pression éventuelle sur le résultat de leur travail. Par ailleurs, il sera mentionné clairement que seul les maladies pouvant handicaper/entraver les aptitudes de travail du patient devront être révélées après contre expertise. La médecine appliquée au Président sera celle de la Médecine du Travail car c’est ce dont il est question et non d’alimenter des rumeurs ou de dévoiler ce qui ne concerne que lui. Par exemple annoncer qu’il va devoir porter des lunettes ou faire un régime d’amaigrissement á aucun intérêt pour le peuple.
Tout amendement á la constitution dorénavant et son application ne pourra se faire au bénéfice du Président en fonction ou au détriment des partis d’oppositions. C’est á dire que toute nouvelle disposition constitutionnelle devra s’appliquer au successeur de son initiateur, et non á lui. Ceci évitera des ‘trippatouyages’ et de manipuler les textes en faveur de l’exécutif, comme se fut si souvent le cas en Guinée, Sénégal, Tunisie et autres pays…
La fonction de Premier Ministre devrait être institutionnalisée particulièrement pour un pays comme la Guinée qui exige des batailles titanesques sur plusieurs fronts á l’intérieur comme á l’extérieur. En effet, une seule personne ne saurait efficacement gérer et agir sans déléguer une partie de son autorité. Il serait souhaitable d’établir un régime oú le Premier Ministre serait issu de la majorité parlementaire ou élu par le parlement avec des prérogatives fortes en politique intérieure et par contre la défense et la diplomatie (affaires étrangère) seraient du ressort du Président de la République. A ce propos, au cas oú nous garderions la Constitution dans sa mouture actuelle- car je considère que la constitution actuelle est imparfaite et surtout a été trahie dans son esprit par le Général Conté, il est nécessaire de la parfaire en y inscrivant surtout des garde-fou et de préciser le rôle de la Primature.
L’autre domaine qui mérite attention concerne les nominations faites par le Chef de l’état. Le poste de Chef d’état Major, les Présidents de la Cour Suprême, de la Cour Constitutionnelle ainsi que les nominations de hauts cadres á la tête de la Police et la Gendarmerie devront obligatoirement être proposés par le parlement et ce sera au Président de l’accepter ou non en motivant sa décision. Ceci pour la simple raison que ces personnes ne doivent pas se sentir redevables á la personne qui les aura choisie mais á savoir qu’ils sont là pour servir le peuple et seulement le peuple. Ces fonctions requièrent une neutralité totale dans leur exercice, d’oú ses précautions.
L’application de la démocratie et de la Constitution repose sur l’exégèse qui en est faite, le pouvoir exécutif a toujours tendance à en faire une interpretation sélective et abusive en sa faveur. Le cas de Laurent Gbagbo en Cóte d’Ivoire en est un bon exemple. Il est donc de notre devoir de prendre toutes nos dispositions pour ne plus être abusé par les hommes politiques.
Il faut entre autres, á tout prix, inscrire dans la Constitution qu’elle ne peut être révisée ou amendée que tous les 25 ans au moins. Et pour ce faire, il faut qu’un minimum de 70 pour cent des élus au parlement ratifient la proposition qui devra être soumise á referendum dont le nombre de ‘oui’ doit être égal ou supérieur á 65 pour cent pour changer la Loi Fondamentale.
La dernière votée en Guinée en est la preuve, faute de contre pouvoir et de garde-fou, le Général Lansana Conte ne s’est pas gêne á la violer et á la changer ad libitum.
Quant á la vacance du pouvoir : toute personne devant assurée l’intérim, comme le président de l’Assemblée Nationale par exemple, devra terminer le mandat du Président mais ne pourra pas être candidat aux élections. Cette mesure tout en assurant une certaine continuité, permettra un scrutin plus juste.
En autres, il faut qu’il soit mentionné qu’aucun parti politique ne peut monopoliser plus de 65 pour cent des sièges au parlement.
Nous insistons sur ces mesures qui rendraient de notre Constitution révolutionnaire en Afrique et surtout dans le Monde mais elles sont nécessaires pour que notre prospérité ne soit plus perturbée par la Politique. Paradoxalement, en Afrique nous avons écrit les meilleurs constitutions, comparé aux Occidentaux en général surtout ceux avec des monarchies constitutionnelles, mais contrairement á eux nos hommes politiques trahissent, violent, transforment á souhait ou refusent tout simplement d’appliquer la Loi Fondamentale s’appuyant sur l’Armée. Ce dernier élément fait réellement toute la différence entre les pays occidentaux et nous terme de stabilité. En Europe ou en Amérique aucun officier militaire ne songerait á s’emparer du Pouvoir par culture politique et surtout le Peuple ne se soumettrait pas. Donc, en attendant d’en arriver là, il faut tout mettre en œuvre pour ne laisser aucune marge de manœuvre á d’éventuels fraudeurs politiques.
En terme de maintien de l’ordre : tout individu membre de la Police, de la Gendarmerie ou de l’Armée qui ouvrirait le feu sur un citoyen Guinéen, fera l’objet automatiquement d’une mise en examen ou suscitera obligatoirement l’ouverture d’une information judiciaire pour établir les faits et décider des suites á donner á l’incident. Il faut que les forces de l’ordre arrêtent de tuer impunément les citoyens qui les paient, habillent, logent et en contre partie qu’elles sont sensées protéger. La priorité doit être accordée á la vie de l’individu a fortiori si celui-ci ou celle-ci est sans arme (donc incapable de se défendre). Il faut arrêter ce paradigme démagogique qui veut que les raisons d’état priment sur la vie d’un d’homme ou d’une femme. En fait, souvent des arguments spécieux servent á protéger encore et toujours les politiques et le pouvoir. Il ne faudra plus qu’un Guinéen en tenue puisse plus tuer un autre Guinéen impunément avec ou sans ordres et qu’il n’y ait aucune conséquence.
Le président de la République gardant ses prérogatives de dissolution de l’Assemblée Nationale devra en informer l’organisme chargé des élections qui après consultation de la Cours Constitutionnelle devra lui faire des propositions de dates pour le scrutin et sera en charge de son organisation et exécution. Il faut tout faire pour que les calculs et manipulation des suffrages par les politiques cessent (exemple de A.Wade au Sénégal).
Pour compléter la partie concernant la déclaration de patrimoine des élus, membres du Gouvernement et hauts fonctionnaires aux postes financièrement lucratifs, il faut si la révélation des biens á la prise de fonction ne fait pas l’unanimité, voter la loi suivante : Ces personnes devront obligatoirement déclarer tout acquisition immobilière, financière et autres en Guinée ou á l’étranger tendant á accroître leur patrimoine/actif au sens large survenue après la date de leur prise de fonction officielle. Toute personne omettant de se soumettre á cette loi sera punie par une amende équivalent á au moins 40 % de leur patrimoine et par un emprisonnement après saisi du Procureur de la République par tout citoyen guinéen ou étranger si l’Etat ne le fait pas.
Saturday, 7 July 2007
Conté et les Guinéens
Les derniers événements á Conakry concernant la lettre ouverte des syndicats au gouvernement, l'alliance de certains partis á majorité "uni-ethnique" et les commentaires du Doyen Ba Mamadou qui semble avoir de la sympathie ou des affinités avec Mamadou Sylla ("Futur Tout…") ont suscité en moi une réflexion sur Lansana Conté et les Guinéens.
Tout d'abord, si quelqu'un pouvait m'expliquer ce qui lie le Doyen M.Ba á M.Sylla, je serais intéressé de savoir car il a l'air de défendre le meilleur ami de Conté á chaque fois qu'on lui demande son avis. Ce qui me dérange c'est que défendre Mr Sylla revient á approuver Lansana Conté car ce sont ces hommes (et ses hommes) qui lui permettent de se maintenir et détruire la Guinée directement et par proxy.
Il est évident et de pratique courante en politique de s'attaquer aux soutiens (financiers, partisan et autres) du chef pour le déstabiliser avant de le vaincre. Pourquoi le Doyen Ba oublie cette règle élémentaire avec l'expérience qu'il est sensé avoir? Serait il devenu trop vieux ou bien alors a-t-il était marabouté par Sylla? L'opposition guinéenne est bien déroutante: vous la retrouvez souvent oú vous attendiez le PUP!
Ceci nous ramène au vrai sujet de mon intervention.
Soit les Guinéens sont parmi les peuples les plus naïfs -á cause des querelles artificiellement ethniques- ou alors Lansana Conté a les meilleurs marabouts du Monde.
N'ayant pas le courage de m'attaquer á tout un peuple, j'opte pour la seconde alternative, les faits sont troublants:
-Commençons en juillet 1985, L.Conté confortablement á l'abri á Lomé est sauvé par le Capitaine Baldé, remis au pouvoir et "bombardé" Général "pour service rendu á la Nation"( qui parlait d'infidélité Peul?) ; casses anti Malinké et exécutions sommaires. Personne ne dit mot-" consensus"-." Vive Conté!"dans les rues de Conakry.
-Fin des années 80, alors que tout le monde exige une Conférence Nationale qui aurait certainement épargné á la Guinée toutes ces années de régime Conté, Mr Siradiou Diallo rejoint L.Conte pour s'y opposer et permet ainsi au CMRN d'appliquer sa stratégie de confiscation du pouvoir á jamais. Vive Conté!
-Le PUP est fondé pour soutenir L.Conté á Mamou (Fouta-djalon) sous l'égide du Vieux Biro au détriment de Ba Mamadou et Siradiou Diallo qui ont certainement le défaut d'être des "diaspos" ( qui parlait de racisme Peul?). Vive Conté!
-Décembre 1993: après des mois de préparations dans tout le Pays et des fortunes dépensées, Siradiou Diallo lance un mot d'ordre de boycotte la veille du scrutin -quelle aubaine pour Conté!-. Puis Mr L.Sidimé annule les voix de deux grandes villes acquises á Alpha Condé pour que L.Conté soit élu. Les électeurs de ces villes auraient été prêts alors á mourir pour défendre leurs droits mais A.Condé paniqué les en aurait dissuadé craignant une répétition des exactions de juillet 1985. Vive Conté!
-Le comble arrive en février 1996: des militaires (tout bon militaire est aussi bon stratège) décident de se rebeller, ils vont jusqu'á tirer des obus sur leur Commandant en Chef (L.Conté), l'arrêtent en l'humiliant. Ils sont si mauvais stratèges qu'ils sont obligés de le libérer avec les honneurs et le fameux "bulletin rouge" qui devait les amnistier avec promotion salariale; ceci après avoir attenté á la vie du Général. Tout le monde tombait des nus tant leur naïveté est infinie. Pas étonnant qu'ils soient encore les dindons de la farce! Une fois de plus: Vive Conté, le "béni"!
-Enfin les élections de 1998 boycottées par l'opposition entière qui ne propose aucune alternative, ni actions concrètes pour déstabiliser le régime du Général qui recevra les félicitations de la Communauté Internationale et passera du quinquennat au septennat "illimité" haut la main. Vive Conté!
-Last but not least, le Doyen Ba Mamadou-le premier opposant officiel- trouve nécessaire de monter au créneau pour défendre Mamadou Sylla, le meilleur ami et allié du Général Conté, qui a contribué sans aucun doute aux spoliations, malversations financières -même si rassembler les preuves sous ce régime sera difficile- et autres actions au détriment du Pays/Peuple qui ont aboutit aux révoltes sanglantes de janvier et décembre 2007.
La politique du Doyen Ba a ses raisons que la raison ne connaît décidemment pas! Bon! Apres tout, c'est un "Ba"; Diallo il aurait été plus cohérent!
Ah! Lansana Conté, tu nous tiens bien! Est-ce la Baraka ou bien les Marabouts ?
En effet, le vieux Général n'a pas encore perdu la guerre et même pas la première bataille (de janvier-fevrier 07) en fin de compte!
Il faut reconnaître pour notre malheur que le Général Conté est un bon militaire car contrairement á ses collègues de février 1996, il s'avère être bon stratège.
Finalement, j'ai parlé plus haut de querelles artificiellement ethniques car lorsqu'on vit en Guinée et que des alliances/amitiés inter-ethniques á but lucratif se créent tous les jours comme le dernier cas á propos du "riz chinois" entre Alseny Barry, le Général Kandé, Karamokoba Camara, Bruno Bangoura, Alpha Amadou et autres qui peut parler réellement de problème ethnique? Peut être pour nous ici á l'étranger il y en a un mais au Pays ils s'arrangent entre eux car ils sont conscients qu'ils sont complémentaires pour gagner honnêtement ou pas leur vie dans la paix.
Tout d'abord, si quelqu'un pouvait m'expliquer ce qui lie le Doyen M.Ba á M.Sylla, je serais intéressé de savoir car il a l'air de défendre le meilleur ami de Conté á chaque fois qu'on lui demande son avis. Ce qui me dérange c'est que défendre Mr Sylla revient á approuver Lansana Conté car ce sont ces hommes (et ses hommes) qui lui permettent de se maintenir et détruire la Guinée directement et par proxy.
Il est évident et de pratique courante en politique de s'attaquer aux soutiens (financiers, partisan et autres) du chef pour le déstabiliser avant de le vaincre. Pourquoi le Doyen Ba oublie cette règle élémentaire avec l'expérience qu'il est sensé avoir? Serait il devenu trop vieux ou bien alors a-t-il était marabouté par Sylla? L'opposition guinéenne est bien déroutante: vous la retrouvez souvent oú vous attendiez le PUP!
Ceci nous ramène au vrai sujet de mon intervention.
Soit les Guinéens sont parmi les peuples les plus naïfs -á cause des querelles artificiellement ethniques- ou alors Lansana Conté a les meilleurs marabouts du Monde.
N'ayant pas le courage de m'attaquer á tout un peuple, j'opte pour la seconde alternative, les faits sont troublants:
-Commençons en juillet 1985, L.Conté confortablement á l'abri á Lomé est sauvé par le Capitaine Baldé, remis au pouvoir et "bombardé" Général "pour service rendu á la Nation"( qui parlait d'infidélité Peul?) ; casses anti Malinké et exécutions sommaires. Personne ne dit mot-" consensus"-." Vive Conté!"dans les rues de Conakry.
-Fin des années 80, alors que tout le monde exige une Conférence Nationale qui aurait certainement épargné á la Guinée toutes ces années de régime Conté, Mr Siradiou Diallo rejoint L.Conte pour s'y opposer et permet ainsi au CMRN d'appliquer sa stratégie de confiscation du pouvoir á jamais. Vive Conté!
-Le PUP est fondé pour soutenir L.Conté á Mamou (Fouta-djalon) sous l'égide du Vieux Biro au détriment de Ba Mamadou et Siradiou Diallo qui ont certainement le défaut d'être des "diaspos" ( qui parlait de racisme Peul?). Vive Conté!
-Décembre 1993: après des mois de préparations dans tout le Pays et des fortunes dépensées, Siradiou Diallo lance un mot d'ordre de boycotte la veille du scrutin -quelle aubaine pour Conté!-. Puis Mr L.Sidimé annule les voix de deux grandes villes acquises á Alpha Condé pour que L.Conté soit élu. Les électeurs de ces villes auraient été prêts alors á mourir pour défendre leurs droits mais A.Condé paniqué les en aurait dissuadé craignant une répétition des exactions de juillet 1985. Vive Conté!
-Le comble arrive en février 1996: des militaires (tout bon militaire est aussi bon stratège) décident de se rebeller, ils vont jusqu'á tirer des obus sur leur Commandant en Chef (L.Conté), l'arrêtent en l'humiliant. Ils sont si mauvais stratèges qu'ils sont obligés de le libérer avec les honneurs et le fameux "bulletin rouge" qui devait les amnistier avec promotion salariale; ceci après avoir attenté á la vie du Général. Tout le monde tombait des nus tant leur naïveté est infinie. Pas étonnant qu'ils soient encore les dindons de la farce! Une fois de plus: Vive Conté, le "béni"!
-Enfin les élections de 1998 boycottées par l'opposition entière qui ne propose aucune alternative, ni actions concrètes pour déstabiliser le régime du Général qui recevra les félicitations de la Communauté Internationale et passera du quinquennat au septennat "illimité" haut la main. Vive Conté!
-Last but not least, le Doyen Ba Mamadou-le premier opposant officiel- trouve nécessaire de monter au créneau pour défendre Mamadou Sylla, le meilleur ami et allié du Général Conté, qui a contribué sans aucun doute aux spoliations, malversations financières -même si rassembler les preuves sous ce régime sera difficile- et autres actions au détriment du Pays/Peuple qui ont aboutit aux révoltes sanglantes de janvier et décembre 2007.
La politique du Doyen Ba a ses raisons que la raison ne connaît décidemment pas! Bon! Apres tout, c'est un "Ba"; Diallo il aurait été plus cohérent!
Ah! Lansana Conté, tu nous tiens bien! Est-ce la Baraka ou bien les Marabouts ?
En effet, le vieux Général n'a pas encore perdu la guerre et même pas la première bataille (de janvier-fevrier 07) en fin de compte!
Il faut reconnaître pour notre malheur que le Général Conté est un bon militaire car contrairement á ses collègues de février 1996, il s'avère être bon stratège.
Finalement, j'ai parlé plus haut de querelles artificiellement ethniques car lorsqu'on vit en Guinée et que des alliances/amitiés inter-ethniques á but lucratif se créent tous les jours comme le dernier cas á propos du "riz chinois" entre Alseny Barry, le Général Kandé, Karamokoba Camara, Bruno Bangoura, Alpha Amadou et autres qui peut parler réellement de problème ethnique? Peut être pour nous ici á l'étranger il y en a un mais au Pays ils s'arrangent entre eux car ils sont conscients qu'ils sont complémentaires pour gagner honnêtement ou pas leur vie dans la paix.
Monday, 25 June 2007
Conférence Nationale
Les échos venant de Conakry et surtout du Net nous poussent à intervenir et insister sur l'indispensable organisation d'une Conférence Nationale (de réconciliation) comme nous l'avions déjà proposé et certains internautes le suggèrent aussi. Il nous parait évident que la situation politique en Guinée l'impose!
La répartition des forces, hélas, sur le terrain laisse peu de choix d'alternative á la conférence Nationale pour refonder la Nation guinéenne. En effet, ni des élections législatives, ni des compromis (car inapplicables) avec 'notre' Général Conté ne résoudront définitivement nos problèmes de bonne gouvernance, de démocratie et de Justice. Ce sera un éternel recommencement tant que Lansana Conté est au pouvoir avec son cortège de malheurs. La seule façon, hormis un coup d'état, de redresser la situation sociopolitique en Guinée sans affrontement est l'organisation d'une Conférence Nationale. Comme ce fut les cas ailleurs, elle permettrait de jeter les bases de la transition et d'une nouvelle constitution. Les candidatures libres par exemples et d'autres mesures transitoires ad hoc pourraient être adoptées pour décrisper et relance le Pays dans le bon sens.
Pour ceux qui avaient des doutes, le Général est de retour, comme après février 1996, avec la détermination de faire fi des accords signés avec les syndicats et la Société Civile. Les nominations dans l'administration et le programme du PM ne sont que des pis-aller jusqu'au jour oú les intérêts du Général seront touchés. Lansana Conté est docile pour l'instant parce que les caisses sont vides et les Occidentaux lui font miroiter beaucoup de milliards. Il va jouer le jeu jusqu'à ce que l'argent rentre et puis il va prétendre rester le maître absolu et décider ce qui l'arrange quel que soit les résultats des législatives surtout s'il ne réussit pas á frauder.
Il ne faut surtout pas se leurrer avec Mr Lanasana Kouyaté, très habile et averti, pour affronter le Général Conté: plus longtemps il restera comme Premier Ministre, mieux se sera pour son avenir car cette fonction lui ouvre de nombreuses perspectives financières (sans malversations) et politique à travers ses contacts et déplacements à l'étranger. Il ne perdra jamais sur les deux tableaux. Pour Mr Lansana Kouyaté c'est une situation de ' qui perd gagne ou gagnant, gagnant': de toutes façons, il passera pour la victime, limogé pour avoir voulu bien travailler. Il n'est pas dupe et savait très bien en acceptant le poste ce qu'il allait faire connaissant Conté et le Système dont il est issu après tout, á la seule différence qu'il l'a servi de l'étranger á différents postes. Je ne me soucie pas de l'avenir du PM, il s'en sortira!
Par contre, pour nous Guinéens la situation est toute autre car nous avons l'une des oppositions les plus amorphe du Monde: l'opportunité était belle de monter au créneau publiquement tous unis pour condamner les tracts racistes et exiger l'ouverture d'une enquête avec obligation de publier les résultats d'enquête. Si ni les événements de janvier, février 2007 ni les tracts haineux n'ont pu les rapprocher pour défendre la Nation face á ses ennemis, nous devons nous méfier d'eux car cela n'augure rien de rassurant pour l'avenir.
Le paysage politique guinéen a besoin lui aussi de refondation. Il ne s'agit pas seulement de blâmer Lansana Conté alors qu'aucune volonté d'action ne se manifeste dans l'autre camp politique. Et lorsque des syndicalistes veulent alors assumer leur rôle, certains 'politiciens' s'offusquent.
Pour revenir aux tracts, il faut dire que diffuser une telle haine á l'échelle national nécessite une structure bien organisée et un minimum de moyens financiers! Les auteurs présumés seraient connus mais encore une fois le scandale veut être étouffé au nom de la "paix sociale" (sic). Le seul service/département en Guinée dont la compétence n'est pas en doute est celui des Renseignement Généraux. Ils savent qui est/sont derrière ces tracts haineux. Encore une fois, les leaders de Position (opposants) se comportent en simples citoyens et observent comme si leur rôle n'était pas d'intervenir bruyamment au nom de l'Unité Nationale et surtout de la Morale (c' á d: pas de place pour l'homophobie chez nous) dont ils devraient être les défenseurs et garants. Prétendre que vous êtes actifs derrière la scène, en 'back stage', est facile á dire mais difficile á prouver! Or votre avenir politique dépend de nous les électeurs qu'il faut convaincre. Parler et commenter des 100 jours de Lansana Kouyaté seraient plus importants que dénoncer des tracts criminels? Pourquoi s'étonner alors que les syndicalistes veuillent jouer votre rôle? Peut être que les opposants sont heureux et sont á l'aise avec la situation actuelle en Guinée mais pour les syndicalistes et nous autres simples Guinéens souffrons.
Pour récapituler, les douloureux événements de janvier, février 2007, la révolte de l'armée (avec un petit (a)) hormis la milice, les tracts haineux, l'intelligentsia qui perd le nord dans des querelles ethniques, les leaders de l'opposition accommodant et Lansana Conté protégé par la milice, seule une Conférence Nationale peut sauver la Guinée. Pour ce faire toute les parties prenantes au déclenchement et au succé de la grève devront encore une fois se montrer solidaires et l'imposer comme alternative au déclenchement d'une autre grève qui ferait encore des dégâts.
Il faut une Conférence Nationale!!
La répartition des forces, hélas, sur le terrain laisse peu de choix d'alternative á la conférence Nationale pour refonder la Nation guinéenne. En effet, ni des élections législatives, ni des compromis (car inapplicables) avec 'notre' Général Conté ne résoudront définitivement nos problèmes de bonne gouvernance, de démocratie et de Justice. Ce sera un éternel recommencement tant que Lansana Conté est au pouvoir avec son cortège de malheurs. La seule façon, hormis un coup d'état, de redresser la situation sociopolitique en Guinée sans affrontement est l'organisation d'une Conférence Nationale. Comme ce fut les cas ailleurs, elle permettrait de jeter les bases de la transition et d'une nouvelle constitution. Les candidatures libres par exemples et d'autres mesures transitoires ad hoc pourraient être adoptées pour décrisper et relance le Pays dans le bon sens.
Pour ceux qui avaient des doutes, le Général est de retour, comme après février 1996, avec la détermination de faire fi des accords signés avec les syndicats et la Société Civile. Les nominations dans l'administration et le programme du PM ne sont que des pis-aller jusqu'au jour oú les intérêts du Général seront touchés. Lansana Conté est docile pour l'instant parce que les caisses sont vides et les Occidentaux lui font miroiter beaucoup de milliards. Il va jouer le jeu jusqu'à ce que l'argent rentre et puis il va prétendre rester le maître absolu et décider ce qui l'arrange quel que soit les résultats des législatives surtout s'il ne réussit pas á frauder.
Il ne faut surtout pas se leurrer avec Mr Lanasana Kouyaté, très habile et averti, pour affronter le Général Conté: plus longtemps il restera comme Premier Ministre, mieux se sera pour son avenir car cette fonction lui ouvre de nombreuses perspectives financières (sans malversations) et politique à travers ses contacts et déplacements à l'étranger. Il ne perdra jamais sur les deux tableaux. Pour Mr Lansana Kouyaté c'est une situation de ' qui perd gagne ou gagnant, gagnant': de toutes façons, il passera pour la victime, limogé pour avoir voulu bien travailler. Il n'est pas dupe et savait très bien en acceptant le poste ce qu'il allait faire connaissant Conté et le Système dont il est issu après tout, á la seule différence qu'il l'a servi de l'étranger á différents postes. Je ne me soucie pas de l'avenir du PM, il s'en sortira!
Par contre, pour nous Guinéens la situation est toute autre car nous avons l'une des oppositions les plus amorphe du Monde: l'opportunité était belle de monter au créneau publiquement tous unis pour condamner les tracts racistes et exiger l'ouverture d'une enquête avec obligation de publier les résultats d'enquête. Si ni les événements de janvier, février 2007 ni les tracts haineux n'ont pu les rapprocher pour défendre la Nation face á ses ennemis, nous devons nous méfier d'eux car cela n'augure rien de rassurant pour l'avenir.
Le paysage politique guinéen a besoin lui aussi de refondation. Il ne s'agit pas seulement de blâmer Lansana Conté alors qu'aucune volonté d'action ne se manifeste dans l'autre camp politique. Et lorsque des syndicalistes veulent alors assumer leur rôle, certains 'politiciens' s'offusquent.
Pour revenir aux tracts, il faut dire que diffuser une telle haine á l'échelle national nécessite une structure bien organisée et un minimum de moyens financiers! Les auteurs présumés seraient connus mais encore une fois le scandale veut être étouffé au nom de la "paix sociale" (sic). Le seul service/département en Guinée dont la compétence n'est pas en doute est celui des Renseignement Généraux. Ils savent qui est/sont derrière ces tracts haineux. Encore une fois, les leaders de Position (opposants) se comportent en simples citoyens et observent comme si leur rôle n'était pas d'intervenir bruyamment au nom de l'Unité Nationale et surtout de la Morale (c' á d: pas de place pour l'homophobie chez nous) dont ils devraient être les défenseurs et garants. Prétendre que vous êtes actifs derrière la scène, en 'back stage', est facile á dire mais difficile á prouver! Or votre avenir politique dépend de nous les électeurs qu'il faut convaincre. Parler et commenter des 100 jours de Lansana Kouyaté seraient plus importants que dénoncer des tracts criminels? Pourquoi s'étonner alors que les syndicalistes veuillent jouer votre rôle? Peut être que les opposants sont heureux et sont á l'aise avec la situation actuelle en Guinée mais pour les syndicalistes et nous autres simples Guinéens souffrons.
Pour récapituler, les douloureux événements de janvier, février 2007, la révolte de l'armée (avec un petit (a)) hormis la milice, les tracts haineux, l'intelligentsia qui perd le nord dans des querelles ethniques, les leaders de l'opposition accommodant et Lansana Conté protégé par la milice, seule une Conférence Nationale peut sauver la Guinée. Pour ce faire toute les parties prenantes au déclenchement et au succé de la grève devront encore une fois se montrer solidaires et l'imposer comme alternative au déclenchement d'une autre grève qui ferait encore des dégâts.
Il faut une Conférence Nationale!!
Thursday, 14 June 2007
Guinée cherche opposant desespérément...
Les informations venant de Conakry ne sont pas encourageantes: des tracts racistes circulent impunément, le pays est toujours sans administration á l'intérieur et les voyous á col blanc se baladent librement et narguent le Peuple.
S'il est vrai que Lansana Kouyaté abuse subtilement de notre naïveté et en profite pour se faire plaisir avec l'argent du Pays, il n'en demeure pas moins que les Syndicats, la Société Civile et les partis politiques ont aussi leur part de responsabilité. Ce sont les premiers qui l'ont proposé et lui accordent trop de marge de manœuvre ; pendant que les seconds sont muets, effacés comme s'ils ne sont pas concernés!
Que les syndicalistes et la Société Civile aient dû faire le travail des politiques ne devrait pas les dissuader á reprendre l'initiative et jouer leur rôle. Par définition, un parti politique dans l'opposition est critique et s'exprime pour marquer sa différence. A moins que : "qui ne dit mot, consent".
Lansana Conté et Mamadou Sylla auraient ils "marabouté" tout les Guinéens au point qu'un leader politique de l'opposition prenne la peine de défendre "l'homme le plus riche de Guinée"? Cette attitude me choque pour deux raisons:
- premièrement, tout Guinéen connaît l'origine douteuse de la fortune de Mr Sylla fait de passe-droit, marchés gré á gré et autres irrégularités. C'est un des rares cas oú une erreur judiciaire serait bénéfique pour la Guinée. Perdre son temps á écrire pour défendre de telles causes alors qu'il y a beaucoup de choses á dénoncer! Je tombe des nus! Autant défendre et justifier la supposée richesse du Général!
- Deuxièmement, en homme politique averti, il sait que tout ce qui peut affaiblir Lansana Conté est bon á exploiter donc pourquoi semer le doute dans l'esprit des militants?
Les coupeurs de route et les tracts anti-peuls qui circulent pas seulement á Conakry mais dans tout le pays démontrent bien que le gouvernement a fait preuve de légèreté ( le moins que l'on puisse dire) en ne voulant pas ou en osant pas renouveler l'administration et réaffirmer l'autorité de l'état. Ceci me rappelle Lansana Kouyaté qui disait tantôt que les gens veulent qu'il soit inconscient mais qu'il ne le sera pas. C'est le cas d'en douter quand il va en 'villégiature politique' régler des problèmes d'après demain alors que ceux d'aujourd'hui sont en souffrance!
Quant á l'opposition, elle agit comme si elle n'était pas sure d'elle et que son rôle se limite á intervenir quand les autorités le veulent en contrôlant l'agenda ou lorsqu'il y a des événements graves. Par définition un parti d'opposition doit se positionner en objecteur de conscience du gouvernement. Je ne comprends pas que les opposants accordent á Lansana Kouyaté une période de grâce alors qu'ils n'ont pas été associés á sa nomination et il n'a pas été élu par le Peuple! Il y a une mauvaise tradition en Guinée qui voudrait que les hommes politiques soient influencés par l'humeur du peuple plutôt que de la façonner. Ce n'est pas parce que tout le monde chante et danse le Premier Ministre que les opposants doivent se sentir intimidés et accommodants et se retenir á dénoncer les dérives. Il y a des militants qui resteront fidèles á leur leader quoi qui advient; par contre la grande majorité dont nous faisons partie cherche désespéramment un opposant qui ne subit pas la politique mais la fait, prend des initiatives et assume guidé uniquement par ses convictions et son amour du Pays. Si nombre d'entre nous sommes réduits á écrire et critiquer confortablement par Internet plutôt que de rejoindre les combattants sur le terrain (n'est pas chef de parti politique qui veut, hélas!) c'est par manque de leader vraiment charismatique et surtout courageux qui nous redonne espoir par ses actes et attitudes. Que reprochons nous aux principaux Opposants:
- Bah Mamadou: le plus courageux et pionnier de la liberté d'expression en Guinée mais pas politiquement inconstant avec des attitudes déconcertantes et instables.
- Alpha Condé: le plus déterminé mais semble trop autoritaire et rigide, rappelle trop les cas de Abdoulaye Wade et Laurent Gbagbo une fois au pouvoir après tant de frustrations.
- Sidia Touré: le plus crédible car moins marqué ethniquement, le plus ouvert et mieux organisé mais manque d'initiatives et de détermination.
- Bah Ousmane: pas de preuves de qualité de leader démontré, l'ombre de Siradiou Diallo encore trop présent et son parti semble trop marqué ethniquement.
- Jean Mari Doré: Parle bien sans plus, souvent sans substance, crée des contreverses pour exister, se faire remarquer et aussi très marqué ethniquement.
- les autres chefs de partis politiques sont trop effacés et manquent d'envergure populaire pour être jugés correctement dans le contexte actuel.
Pour finir, espérons que la jeune génération va avoir le courage de s'engager en Politique avec plus de détermination. La lutte actuelle est loin d'être gagnée á moins qu'elle ne fait que commencée. Nous avons besoin d'un "Ché"!
S'il est vrai que Lansana Kouyaté abuse subtilement de notre naïveté et en profite pour se faire plaisir avec l'argent du Pays, il n'en demeure pas moins que les Syndicats, la Société Civile et les partis politiques ont aussi leur part de responsabilité. Ce sont les premiers qui l'ont proposé et lui accordent trop de marge de manœuvre ; pendant que les seconds sont muets, effacés comme s'ils ne sont pas concernés!
Que les syndicalistes et la Société Civile aient dû faire le travail des politiques ne devrait pas les dissuader á reprendre l'initiative et jouer leur rôle. Par définition, un parti politique dans l'opposition est critique et s'exprime pour marquer sa différence. A moins que : "qui ne dit mot, consent".
Lansana Conté et Mamadou Sylla auraient ils "marabouté" tout les Guinéens au point qu'un leader politique de l'opposition prenne la peine de défendre "l'homme le plus riche de Guinée"? Cette attitude me choque pour deux raisons:
- premièrement, tout Guinéen connaît l'origine douteuse de la fortune de Mr Sylla fait de passe-droit, marchés gré á gré et autres irrégularités. C'est un des rares cas oú une erreur judiciaire serait bénéfique pour la Guinée. Perdre son temps á écrire pour défendre de telles causes alors qu'il y a beaucoup de choses á dénoncer! Je tombe des nus! Autant défendre et justifier la supposée richesse du Général!
- Deuxièmement, en homme politique averti, il sait que tout ce qui peut affaiblir Lansana Conté est bon á exploiter donc pourquoi semer le doute dans l'esprit des militants?
Les coupeurs de route et les tracts anti-peuls qui circulent pas seulement á Conakry mais dans tout le pays démontrent bien que le gouvernement a fait preuve de légèreté ( le moins que l'on puisse dire) en ne voulant pas ou en osant pas renouveler l'administration et réaffirmer l'autorité de l'état. Ceci me rappelle Lansana Kouyaté qui disait tantôt que les gens veulent qu'il soit inconscient mais qu'il ne le sera pas. C'est le cas d'en douter quand il va en 'villégiature politique' régler des problèmes d'après demain alors que ceux d'aujourd'hui sont en souffrance!
Quant á l'opposition, elle agit comme si elle n'était pas sure d'elle et que son rôle se limite á intervenir quand les autorités le veulent en contrôlant l'agenda ou lorsqu'il y a des événements graves. Par définition un parti d'opposition doit se positionner en objecteur de conscience du gouvernement. Je ne comprends pas que les opposants accordent á Lansana Kouyaté une période de grâce alors qu'ils n'ont pas été associés á sa nomination et il n'a pas été élu par le Peuple! Il y a une mauvaise tradition en Guinée qui voudrait que les hommes politiques soient influencés par l'humeur du peuple plutôt que de la façonner. Ce n'est pas parce que tout le monde chante et danse le Premier Ministre que les opposants doivent se sentir intimidés et accommodants et se retenir á dénoncer les dérives. Il y a des militants qui resteront fidèles á leur leader quoi qui advient; par contre la grande majorité dont nous faisons partie cherche désespéramment un opposant qui ne subit pas la politique mais la fait, prend des initiatives et assume guidé uniquement par ses convictions et son amour du Pays. Si nombre d'entre nous sommes réduits á écrire et critiquer confortablement par Internet plutôt que de rejoindre les combattants sur le terrain (n'est pas chef de parti politique qui veut, hélas!) c'est par manque de leader vraiment charismatique et surtout courageux qui nous redonne espoir par ses actes et attitudes. Que reprochons nous aux principaux Opposants:
- Bah Mamadou: le plus courageux et pionnier de la liberté d'expression en Guinée mais pas politiquement inconstant avec des attitudes déconcertantes et instables.
- Alpha Condé: le plus déterminé mais semble trop autoritaire et rigide, rappelle trop les cas de Abdoulaye Wade et Laurent Gbagbo une fois au pouvoir après tant de frustrations.
- Sidia Touré: le plus crédible car moins marqué ethniquement, le plus ouvert et mieux organisé mais manque d'initiatives et de détermination.
- Bah Ousmane: pas de preuves de qualité de leader démontré, l'ombre de Siradiou Diallo encore trop présent et son parti semble trop marqué ethniquement.
- Jean Mari Doré: Parle bien sans plus, souvent sans substance, crée des contreverses pour exister, se faire remarquer et aussi très marqué ethniquement.
- les autres chefs de partis politiques sont trop effacés et manquent d'envergure populaire pour être jugés correctement dans le contexte actuel.
Pour finir, espérons que la jeune génération va avoir le courage de s'engager en Politique avec plus de détermination. La lutte actuelle est loin d'être gagnée á moins qu'elle ne fait que commencée. Nous avons besoin d'un "Ché"!
Tuesday, 12 June 2007
Mamadou Sylla, le plus riche de Guinée?
Après avoir lu sur le Net que Mr Mamadou Sylla prétend être l’homme le plus riche de Guinée, je n’ai pu m’empêcher de réagir.
Tout est relatif ! Si nous nous mettons dans sa logique en considérant que la Guinée et les Guinéens appartiennent au Général Conté et que lui, Mamadou Sylla, meilleur ami et frère de sang de Lansana Conté et surtout apparemment son argentier aussi á travers la Banque Centrale et le Trésor de Guinée á sa disposition, il a raison en effet de se vanter d’être le plus riche du Pays.
Autrement, si nous revenons sur Terre et que seule la richesse réellement acquise par le travail est prise en compte, je puis affirmer qu’il y a plus riche que lui en Guinée. Notamment du côté de certains opérateurs économiques originaires du Fouta-Djalon dont un en particulier originaire de Dalaba qui comme tout le monde sait sont maladivement discrets quand il s’agit de fortune personnelle. J’affirme qu’il y a plus riche que lui en Guinée! Comme on dit : « seul les tonneaux vides font du bruit » et je rajouterai en paraphrasant Wollé Soyinka qui a dit : « le tigre ne crie pas sa tigritude mais le tigre saute ».
Il pourrait par contre nous rendre un énorme service en achetant donc une île de préférence du côté de Bissau oú Il pourrait s’installer avec le Général Conté et son clan.
Ceci nous ramène directement á l’actualité en Guinée avec un Premier Ministre pour le moins surprenant en terme de méthodologie pour gouverner. Il agit comme si en réhabilitant subtilement le système que le Guinéens ont rejeté avec des pertes de vie lui permettrait de survivre et mettre probablement parallèlement le sien en place pour l’après Conté. Sa stratégie est plutôt habile en diffusant des promesses á tout vent, juste ce que les gens veulent entendre et en étant occupé á parcourir le Monde alors que cette collecte de fonds et de soutiens aurait dû et pu se faire concomitamment ou après l’installation et le lancement des réformes promises ; Lansana Kouyaté arrive ainsi á tromper les Guinéens. L’amélioration des dessertes d’eau et d’électricité ne devrait être vu par la population comme un exploit mais plutôt comme un dû. Le Gouvernement doit être jugé sur sa volonté á rompre avec le clan Conté. Le Général a certes encore sa milice mais je doute qu’il puisse nous bâillonner comme dans le passé. Lansana Kouyaté a beau retardé l’échéance mais il devra plus tôt qu’il ne le pense affronter soit le Général Conté ou pire pour lui le Peuple !
Je crois que le Premier Ministre fait une erreur d’appréciation en pensant qu’il vaut mieux décevoir le Peuple plutôt que de fâcher Lansana Conté. Quant á ses prétendues relations politico-financieres avec certains milieux des affaires, il ne devrait pas oublier que comme lui, le prochain gouvernement fera certainement aussi son audit.
Le compte á rebours a commencé !
Tout est relatif ! Si nous nous mettons dans sa logique en considérant que la Guinée et les Guinéens appartiennent au Général Conté et que lui, Mamadou Sylla, meilleur ami et frère de sang de Lansana Conté et surtout apparemment son argentier aussi á travers la Banque Centrale et le Trésor de Guinée á sa disposition, il a raison en effet de se vanter d’être le plus riche du Pays.
Autrement, si nous revenons sur Terre et que seule la richesse réellement acquise par le travail est prise en compte, je puis affirmer qu’il y a plus riche que lui en Guinée. Notamment du côté de certains opérateurs économiques originaires du Fouta-Djalon dont un en particulier originaire de Dalaba qui comme tout le monde sait sont maladivement discrets quand il s’agit de fortune personnelle. J’affirme qu’il y a plus riche que lui en Guinée! Comme on dit : « seul les tonneaux vides font du bruit » et je rajouterai en paraphrasant Wollé Soyinka qui a dit : « le tigre ne crie pas sa tigritude mais le tigre saute ».
Il pourrait par contre nous rendre un énorme service en achetant donc une île de préférence du côté de Bissau oú Il pourrait s’installer avec le Général Conté et son clan.
Ceci nous ramène directement á l’actualité en Guinée avec un Premier Ministre pour le moins surprenant en terme de méthodologie pour gouverner. Il agit comme si en réhabilitant subtilement le système que le Guinéens ont rejeté avec des pertes de vie lui permettrait de survivre et mettre probablement parallèlement le sien en place pour l’après Conté. Sa stratégie est plutôt habile en diffusant des promesses á tout vent, juste ce que les gens veulent entendre et en étant occupé á parcourir le Monde alors que cette collecte de fonds et de soutiens aurait dû et pu se faire concomitamment ou après l’installation et le lancement des réformes promises ; Lansana Kouyaté arrive ainsi á tromper les Guinéens. L’amélioration des dessertes d’eau et d’électricité ne devrait être vu par la population comme un exploit mais plutôt comme un dû. Le Gouvernement doit être jugé sur sa volonté á rompre avec le clan Conté. Le Général a certes encore sa milice mais je doute qu’il puisse nous bâillonner comme dans le passé. Lansana Kouyaté a beau retardé l’échéance mais il devra plus tôt qu’il ne le pense affronter soit le Général Conté ou pire pour lui le Peuple !
Je crois que le Premier Ministre fait une erreur d’appréciation en pensant qu’il vaut mieux décevoir le Peuple plutôt que de fâcher Lansana Conté. Quant á ses prétendues relations politico-financieres avec certains milieux des affaires, il ne devrait pas oublier que comme lui, le prochain gouvernement fera certainement aussi son audit.
Le compte á rebours a commencé !
Tuesday, 5 June 2007
L.Kouyaté Guinée VRP?
Comme promis, nous allons intervenir à chaque fois que nécessaire pour décrypter la politique du Gouvernement. Nous trouvons intriguant que Mr Lansana Kouyaté (LK) ait passé la plus part de son temps à voyager et parader à l’étranger plutôt que de régler les problèmes pressants sur place à Conakry et à l’intérieur du Pays qu’il aurait dû visiter pour rencontrer les populations meurtries!
Malgré ce que le gouvernement veut bien nous faire croire, ces déplacements ne sont pas absolument nécessaires à ce stade d‘être fait par le PM, surtout qu’ils sont d’ordre technico-financiers. Qui mieux que Mr Doré, ministre de l’économie et des finances, ex fonctionnaire du FMI, pourrait être plus compétent pour négocier pour la Guinée ? A notre humble avis, jusqu'à preuve du contraire, la présence de L.Kouyaté est inutile car après tout il n’est pas le Président de la République dont la fonction pourrait peser sur l’importance des rencontres ni un élu allant vers des électeurs hors du Pays pour les remercier. Nous avons là un cas de ‘Dupont Dupond’, le second n’étant présent que pour acquiescer les propositions du premier qui est le vrai artisan des stratégies économique et financière. C’est à dire qu’il y a dans le meilleur des cas, un dédoublement de mission dont je doute de l’utilité et qui coûte cher à l’Etat paupérisé.
L’explication la plus plausible pour nous relève d’un fait et d’une probabilité :
- premièrement, l’inclination du PM à aimer les honneurs et les privilèges qui accompagnent ces voyages liés à la fonction.
- deuxièmement, d’ordre politiquement stratégique.
Expliquons plus amplement sur les dernières assertions. Mr Lansana Kouyaté qu’il ne faut surtout pas sous-estimer politiquement a probablement des problèmes dans l’application de sa feuille de route, notamment pour les nominations aux postes civils comme convenu afin de commencer les reformes promises. Celle du Gouverneur de la Banque Centrale reste une énigme. Qui entre Lansana Conte ou Kouyaté a fait le choix ? Le pays est toujours sans nouvelle administration particulièrement à l’intérieur. Or la première et la plus urgente des mesures avant tout est la mobilisation des ressources humaines sans lesquelles rien n’est possible quels que soit les milliards collectés. LK le sait mieux que quiconque. Son habile astuce pour éviter de révéler ses difficultés est de tromper notre vigilance avec des séminaires, des promesses plus qu’optimistes et des voyages à l’étranger pour faire croire qu’il se passe quelques choses. Ainsi les apparences et son poste sont saufs le temps que le point de non retour soit atteint si Lansana Conté et le PUP persistent (cf. les dires du Secrétaire Général du PUP concernant les nominations).
Réfléchissons ! Comment peut on parler de relance économique et de restauration de l’autorité de l’état avec surtout des élections dans 5 mois alors que 30 préfectures sur 33 sont sans préfets et la plus part des gouverneurs coincés à Conakry ?!
Quant aux législatives, rien ne permet à ce rythme d’affirmer qu’elles auront lieu en décembre 2007. Ce qui arrangerait l’exécutif actuel et mettrait l’opposition dans encore plus de problèmes car elle est dans état d’équilibre instable.
Le moment est venu pour que tous les partenaires de la vie politique en Guinée, c'est-à-dire partis politiques, syndicats et Société civile prennent leur responsabilité pour que les réformes promises soient mises en œuvre.
Malgré ce que le gouvernement veut bien nous faire croire, ces déplacements ne sont pas absolument nécessaires à ce stade d‘être fait par le PM, surtout qu’ils sont d’ordre technico-financiers. Qui mieux que Mr Doré, ministre de l’économie et des finances, ex fonctionnaire du FMI, pourrait être plus compétent pour négocier pour la Guinée ? A notre humble avis, jusqu'à preuve du contraire, la présence de L.Kouyaté est inutile car après tout il n’est pas le Président de la République dont la fonction pourrait peser sur l’importance des rencontres ni un élu allant vers des électeurs hors du Pays pour les remercier. Nous avons là un cas de ‘Dupont Dupond’, le second n’étant présent que pour acquiescer les propositions du premier qui est le vrai artisan des stratégies économique et financière. C’est à dire qu’il y a dans le meilleur des cas, un dédoublement de mission dont je doute de l’utilité et qui coûte cher à l’Etat paupérisé.
L’explication la plus plausible pour nous relève d’un fait et d’une probabilité :
- premièrement, l’inclination du PM à aimer les honneurs et les privilèges qui accompagnent ces voyages liés à la fonction.
- deuxièmement, d’ordre politiquement stratégique.
Expliquons plus amplement sur les dernières assertions. Mr Lansana Kouyaté qu’il ne faut surtout pas sous-estimer politiquement a probablement des problèmes dans l’application de sa feuille de route, notamment pour les nominations aux postes civils comme convenu afin de commencer les reformes promises. Celle du Gouverneur de la Banque Centrale reste une énigme. Qui entre Lansana Conte ou Kouyaté a fait le choix ? Le pays est toujours sans nouvelle administration particulièrement à l’intérieur. Or la première et la plus urgente des mesures avant tout est la mobilisation des ressources humaines sans lesquelles rien n’est possible quels que soit les milliards collectés. LK le sait mieux que quiconque. Son habile astuce pour éviter de révéler ses difficultés est de tromper notre vigilance avec des séminaires, des promesses plus qu’optimistes et des voyages à l’étranger pour faire croire qu’il se passe quelques choses. Ainsi les apparences et son poste sont saufs le temps que le point de non retour soit atteint si Lansana Conté et le PUP persistent (cf. les dires du Secrétaire Général du PUP concernant les nominations).
Réfléchissons ! Comment peut on parler de relance économique et de restauration de l’autorité de l’état avec surtout des élections dans 5 mois alors que 30 préfectures sur 33 sont sans préfets et la plus part des gouverneurs coincés à Conakry ?!
Quant aux législatives, rien ne permet à ce rythme d’affirmer qu’elles auront lieu en décembre 2007. Ce qui arrangerait l’exécutif actuel et mettrait l’opposition dans encore plus de problèmes car elle est dans état d’équilibre instable.
Le moment est venu pour que tous les partenaires de la vie politique en Guinée, c'est-à-dire partis politiques, syndicats et Société civile prennent leur responsabilité pour que les réformes promises soient mises en œuvre.
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