Quelle fut ma surprise de lire que Mr Jean Marie Doré(JMD) de l’UPG serait offusqué que Dr Ibrahima Fofana du syndicat USTG ait dit: « Sur le plan politique, nous entendons jouer un rôle important en Guinée » . JMD qualifierait ces dires de « déclarations inconsidérées» (Guineenews du 16/05/2007).
Tout d’abord avant de revenir sur cette sortie ‘théâtrale’ de JMD, je tiens á rappeler que lors d’une réunion á Paris qui l’avait regroupé avec les principaux leaders (dont feu Siradiou Diallo), un des intervenants avait eu ‘l’outrecuidance’ de leurs reprocher leur manque d’efficacité sur le terrain politique en Guinée sous entendant qu’ils ne sont pas unis et proactifs. JMD, offusqué, l’a envoyé balader en répondant que s’il croit que c’est facile ou s’il pense pouvoir faire mieux et bien qu’il aille lui-même sur le terrain en Guinée. J’avais alors trouvé cette réaction et réponse inacceptables venant d’un homme politique envers quelqu’un qui cherchait simplement á comprendre. C’est comme si Titi Camara ne marquant pas de buts répondait á un supporteur d’aller sur le terrain jouer á sa place. Ce serait une réponse stupide puisque le footballeur c’est lui et c’est son boulot de marquer. Tout le monde ne peut être footballeur ; tout comme n’est pas leader qui veut. Si c’était facile il y aurait beaucoup de Mandela dans le Monde. Pour revenir a JMD, personne ne l’a obliger á faire de la politique donc il doit assumer et donner des explications aux Guinéens quand ils le réclament. Le problème est que la majorité des leaders ne veulent pas prendre de risques et s’exposer en adoptant des attitudes ou langages qui provoqueraient la réaction de Lansana Conte (LC). Ma conviction est que Conte les prendrait sûrement plus au sérieux s’ils osaient un peu plus. Ayant observé l’homme, LC respecte les hommes courageux et audacieux.
Comme je l’ai mentionné dans ma précédente intervention, la nature a horreur du vide. Puisque votre tactique est de rester profile bas, pourquoi s’offusquer que d’autres s’engouffrent pour occuper le terrain qui aurait dû le votre ! Vous ne pouvez pas avoir le beurre et l’argent du beurre ! Je me répète en affirmant que si vous ne vous ressaisissez pas pour reprendre l’initiative vous allez vous faire coiffer au poteau par un inconnu et nouvel arrivé en politique. Ce serait dommage pour vous après tant d’années de travail souterrain. C’est vous les professionnels de la politique donc il vous revient de trouver les voies et moyens de vos ambitions.
Ce que je ne comprends pas est votre silence car en tant que partis politiques vous pouvez occuper au moins le terrain médiatique par des propositions, réactions et des activités diverses non conflictuelles faisant parler de vous.
Pour finir, je préfère, de très loin, que ce soit les syndicats qui initient le changement plutôt que les militaires assurent la continuité. Au lieu de vous plaindre, agissez!
Monday, 28 May 2007
Monday, 14 May 2007
Appel aux leaders
La situation en Guinée est plutôt préoccupante, il n’y a plus aucune autorité ! Lansana Conté n’est plus que l’ombre de lui-même. Il se comporte en desperado : il n’a plus rien á perdre en se disant, peut être, que soit la maladie ou un coup d’état va l’emporter.
Les militaires et les civiles divisés, la cohésion sociale minée par des clivages á tendance identitaire, il y a péril en la demeure !
Il ne se passe pas une semaine sans qu’une corporation ou groupe d’individus réclame, á juste titre, justice et réparation souvent financière pour les préjudices subits depuis des années et même des décennies. Les revendications á répétitions ne peuvent trouver de solutions sans que l’ordre, la discipline et surtout l’autorité de l’Etat ne soient rétablis et respectés par tous. Pour se faire, je ne vois aucune autre solution viable et durable qu’une Conférence Nationale de Réconciliation et je dirais même une Conférence de Réconciliation Nationale. C’est le moment opportun pour qu’elle se tienne avant que l’anarchie ne s’installe car tous les ingrédients sont réunis pour que la situation dégénère. Le règlement des problèmes du Peuple de Guinée ne peut être á l’heure actuelle que politique avant d’aborder les autres aspects qui en fait ne sont que des alibis et bases d’expression d’un malaise plus profond. Les Guinéens sont déboussolés par près de 50 ans de démagogie et de déstructuration du tissu social dans l’intérêt de nous diviser pour que des clans puissent régner en paix pour leur seul bénéfice en mettant le Pays á leur service. Il n’est donc pas étonnant que nous n’ayions plus de repères socio-culturels. A ce propos, lorsque Lansana Conté aime á répéter qu’il a toujours été au service du pays depuis l’indépendance, ceci est en partie vraie jusqu’en 1984 ; après 1993 c’est le Pays qui s’est mis á sa disposition.
Le moment est venu pour leaders politiques trop timorés de reprendre l’initiative.
En tant que simple citoyen Guinéen, je lance donc un appel aux partis politiques et á la Société Civile (avec les syndicats) pour la convocation dans les plus brefs délais d’une Conférence de Réconciliation Nationale. Le gouvernement de « Service » de Lansana Kouyaté peut continuer son travail le temps que les Guinéens se mettent définitive d’accord sur l’avenir du Pays.
En ce qui me concerne, la vacance du Pouvoir ne fait plus aucun doute avec le dernier rempart qu’était l’Armée en voie de décrépitude.
Prenez vos responsabilités messieurs et mesdames les leaders, autrement quelqu’un d’autre le fera á votre place car la nature a horreur du vide !
Les militaires et les civiles divisés, la cohésion sociale minée par des clivages á tendance identitaire, il y a péril en la demeure !
Il ne se passe pas une semaine sans qu’une corporation ou groupe d’individus réclame, á juste titre, justice et réparation souvent financière pour les préjudices subits depuis des années et même des décennies. Les revendications á répétitions ne peuvent trouver de solutions sans que l’ordre, la discipline et surtout l’autorité de l’Etat ne soient rétablis et respectés par tous. Pour se faire, je ne vois aucune autre solution viable et durable qu’une Conférence Nationale de Réconciliation et je dirais même une Conférence de Réconciliation Nationale. C’est le moment opportun pour qu’elle se tienne avant que l’anarchie ne s’installe car tous les ingrédients sont réunis pour que la situation dégénère. Le règlement des problèmes du Peuple de Guinée ne peut être á l’heure actuelle que politique avant d’aborder les autres aspects qui en fait ne sont que des alibis et bases d’expression d’un malaise plus profond. Les Guinéens sont déboussolés par près de 50 ans de démagogie et de déstructuration du tissu social dans l’intérêt de nous diviser pour que des clans puissent régner en paix pour leur seul bénéfice en mettant le Pays á leur service. Il n’est donc pas étonnant que nous n’ayions plus de repères socio-culturels. A ce propos, lorsque Lansana Conté aime á répéter qu’il a toujours été au service du pays depuis l’indépendance, ceci est en partie vraie jusqu’en 1984 ; après 1993 c’est le Pays qui s’est mis á sa disposition.
Le moment est venu pour leaders politiques trop timorés de reprendre l’initiative.
En tant que simple citoyen Guinéen, je lance donc un appel aux partis politiques et á la Société Civile (avec les syndicats) pour la convocation dans les plus brefs délais d’une Conférence de Réconciliation Nationale. Le gouvernement de « Service » de Lansana Kouyaté peut continuer son travail le temps que les Guinéens se mettent définitive d’accord sur l’avenir du Pays.
En ce qui me concerne, la vacance du Pouvoir ne fait plus aucun doute avec le dernier rempart qu’était l’Armée en voie de décrépitude.
Prenez vos responsabilités messieurs et mesdames les leaders, autrement quelqu’un d’autre le fera á votre place car la nature a horreur du vide !
Sunday, 6 May 2007
La politique et le destin
Finalement la politique est tout sauf une science exacte encore moins prédictible ! Qui aurait prédit Lansana Conté, Laurent Gbagbo, Toumani Touré ou Nicolas Sarkozy présidents ? Comme cela est souvent le cas, certains héritent de situation opportunes et saisissent leur chance et d’autres la laissent passer. L’UMP a été créée pour propulser Alain Juppé pour succéder á Jacques Chirac et les « affaires » le disqualifient ; Sarkozy en embuscade n’a pas tergiversé et s’est emparé du parti de façon opportuniste.
Henri Konan Bedié a hérité du pouvoir auquel il a été préparé depuis des années mais l’a perdu par manque de courage : il serait resté sur le territoire ivoirien, il serait certainement encore président.
En Guinée, en Juillet 1985 apparemment le Capitaine Baldé et ses hommes auraient pu garder le pouvoir pour eux mais ils ont préféré jouer la loyauté et l’on rendu sur un plateau au Colonel Lansana Conté, ‘bombardé’ á son retour á Conakry Général de Brigade « pour service rendu á la Nation » alors qu’il était en sécurité á Lomé pendant que Baldé et les autres risquaient leur vie pour maintenir leur Régime. Certains sont plus bénis que d'autres !
L’autre cas intéressant est celui de l’ex Zaïre maintenant République Démocratique du Congo oú grâce á un tragique événement, Laurent Désiré Kabila imposé pour succéder á son père s’installe définitivement au pouvoir avec l’aide active des Occidentaux après des élections pour le moins bizarres. Là encore le pouvoir échoit á une personne inattendue et imprévue.
Encore un scénario plus logique car explicable mais tout aussi imprévisible est celui de l’élection de Yayi Boni au Bénin : les électeurs déçus et fatigués de la vieillissante et ancienne classe politique se sont rabattus en désespoir de cause sur le candidat nouveau venu et politiquement vierge. Donc ce qui était un coup d’essai fut un coup de maître car yayi Boni l’emporta avec un score confortable sur ses adversaires.
Tous ces exemples montrent que finalement accéder au Pouvoir est plus une destinée qu’autre chose ; sans tomber dans le fatalisme!
La leçon est que tout homme politique doit faire ce qu’il pense être bon et juste pour son pays/nation d’abord avant de voir seulement ses intérêts personnels lui permettant d’accéder au pouvoir. Seul Dieu décide quoi que l’on fasse : Nelson Mandela a survécu malade 27 ans de cachots et dans les conditions très durs de l’apartheid que peu de personnes auraient pu. Il en est sorti par la grâce de Dieu sans renoncer á sa lutte pour être élu Président d’Afrique du Sud.
Et comme certains pouvaient l’imaginer, tout ceci nous ramène á la Guinée.
Certains leaders politiques, presque la majorité, font des compromis et parfois même des compromissions ou adoptent des positions dans l’unique et seul but d’en être les seuls bénéficiaires même au détriment de la Nation. Ce fut le cas lors de arrestations arbitraires de Alpha Condé, Bâ Mamadou et d’autres. La réaction des partis politiques a été plutôt timorée comme s’ils ne se sentaient pas vraiment concernés par ces violations flagrantes des lois. Or le problème était une question de principe et non de personne car ça aurait pu être eux même en 'taule'. Si l’état respectait au moins les procédures et la loi, il n’y aurait rien á dire. Tous les leaders auraient dû montrer alors leur solidarité surtout active quitte á ce que Lansana Conté les arrête tous et nous aurions vu la suite. Mais hélas, ils ont confirmé au Pouvoir, tout comme au temps de Sékou Touré, qu’il peut les éliminer un á un sans risque car chacun n’est préoccupé que par sa personne et non le Pays.
Les syndicalistes et la Société Civile leurs ont donné une leçon magistrale de lutte politique. Unis, ils ont bravé contrairement aux partis politiques, auparavant, l’interdiction de descendre dans la rue. Ils savaient les risques et nous avons vu la suite. Malheureusement, la liberté et bâtir une nation requierent trop souvent le sacrifice du Sang. Une règle que tout le monde connaît mais feint d’ignorer est que faire de la politique particulièrement en Afrique implique d'être disposé á perdre sa liberté ou sa vie pour ses idéaux. La présidence est á ce prix là. Même Lansana Conté en sait quelque chose.
Pour reconnecter avec mes propos plus hauts, les événements tragiques et exceptionnels survenus en Guinée en janvier-février 2007 ont fait surgir un outsider inattendu, Lansana Kouyaté, qui apparemment était en embuscade. S’il sait s’y prendre, risque de recueillir les bénéfices de toutes les années de travail de terrain des partis politiques et accéder á la Magistrature Suprême. Et personne honnêtement ne pourrait lui en vouloir car ce serait de bonne guerre. Personnellement, je ferais pareil : qui peut refuser la fonction de Président de la République, surtout sur un plateau ? Comme dit la petite histoire : « deux voleurs se battaient (…) quand vint un troisième larron qui emporta le butin ».
Il ne faut pas sous-estimer la volonté de changement des Guinéens qui veulent de nouvelles têtes. L’ébullition dans l’armée et les universités en sont un exemple. La Guinée aspire á un nouveau départ, á une refondation de la société avec des personnes nouvelles.
Je finirai en citant Laurent Gbagbo qui est un politique émérite qui disait : « Si tu joues bien même si l’arbitre est contre toi, tu gagnes ». Donc, les leaders politiques sont avertis. La balle est désormais dans leur camp car la concurrence est ouverte, dure et sans pitié pour une Guinée nouvelle.
Henri Konan Bedié a hérité du pouvoir auquel il a été préparé depuis des années mais l’a perdu par manque de courage : il serait resté sur le territoire ivoirien, il serait certainement encore président.
En Guinée, en Juillet 1985 apparemment le Capitaine Baldé et ses hommes auraient pu garder le pouvoir pour eux mais ils ont préféré jouer la loyauté et l’on rendu sur un plateau au Colonel Lansana Conté, ‘bombardé’ á son retour á Conakry Général de Brigade « pour service rendu á la Nation » alors qu’il était en sécurité á Lomé pendant que Baldé et les autres risquaient leur vie pour maintenir leur Régime. Certains sont plus bénis que d'autres !
L’autre cas intéressant est celui de l’ex Zaïre maintenant République Démocratique du Congo oú grâce á un tragique événement, Laurent Désiré Kabila imposé pour succéder á son père s’installe définitivement au pouvoir avec l’aide active des Occidentaux après des élections pour le moins bizarres. Là encore le pouvoir échoit á une personne inattendue et imprévue.
Encore un scénario plus logique car explicable mais tout aussi imprévisible est celui de l’élection de Yayi Boni au Bénin : les électeurs déçus et fatigués de la vieillissante et ancienne classe politique se sont rabattus en désespoir de cause sur le candidat nouveau venu et politiquement vierge. Donc ce qui était un coup d’essai fut un coup de maître car yayi Boni l’emporta avec un score confortable sur ses adversaires.
Tous ces exemples montrent que finalement accéder au Pouvoir est plus une destinée qu’autre chose ; sans tomber dans le fatalisme!
La leçon est que tout homme politique doit faire ce qu’il pense être bon et juste pour son pays/nation d’abord avant de voir seulement ses intérêts personnels lui permettant d’accéder au pouvoir. Seul Dieu décide quoi que l’on fasse : Nelson Mandela a survécu malade 27 ans de cachots et dans les conditions très durs de l’apartheid que peu de personnes auraient pu. Il en est sorti par la grâce de Dieu sans renoncer á sa lutte pour être élu Président d’Afrique du Sud.
Et comme certains pouvaient l’imaginer, tout ceci nous ramène á la Guinée.
Certains leaders politiques, presque la majorité, font des compromis et parfois même des compromissions ou adoptent des positions dans l’unique et seul but d’en être les seuls bénéficiaires même au détriment de la Nation. Ce fut le cas lors de arrestations arbitraires de Alpha Condé, Bâ Mamadou et d’autres. La réaction des partis politiques a été plutôt timorée comme s’ils ne se sentaient pas vraiment concernés par ces violations flagrantes des lois. Or le problème était une question de principe et non de personne car ça aurait pu être eux même en 'taule'. Si l’état respectait au moins les procédures et la loi, il n’y aurait rien á dire. Tous les leaders auraient dû montrer alors leur solidarité surtout active quitte á ce que Lansana Conté les arrête tous et nous aurions vu la suite. Mais hélas, ils ont confirmé au Pouvoir, tout comme au temps de Sékou Touré, qu’il peut les éliminer un á un sans risque car chacun n’est préoccupé que par sa personne et non le Pays.
Les syndicalistes et la Société Civile leurs ont donné une leçon magistrale de lutte politique. Unis, ils ont bravé contrairement aux partis politiques, auparavant, l’interdiction de descendre dans la rue. Ils savaient les risques et nous avons vu la suite. Malheureusement, la liberté et bâtir une nation requierent trop souvent le sacrifice du Sang. Une règle que tout le monde connaît mais feint d’ignorer est que faire de la politique particulièrement en Afrique implique d'être disposé á perdre sa liberté ou sa vie pour ses idéaux. La présidence est á ce prix là. Même Lansana Conté en sait quelque chose.
Pour reconnecter avec mes propos plus hauts, les événements tragiques et exceptionnels survenus en Guinée en janvier-février 2007 ont fait surgir un outsider inattendu, Lansana Kouyaté, qui apparemment était en embuscade. S’il sait s’y prendre, risque de recueillir les bénéfices de toutes les années de travail de terrain des partis politiques et accéder á la Magistrature Suprême. Et personne honnêtement ne pourrait lui en vouloir car ce serait de bonne guerre. Personnellement, je ferais pareil : qui peut refuser la fonction de Président de la République, surtout sur un plateau ? Comme dit la petite histoire : « deux voleurs se battaient (…) quand vint un troisième larron qui emporta le butin ».
Il ne faut pas sous-estimer la volonté de changement des Guinéens qui veulent de nouvelles têtes. L’ébullition dans l’armée et les universités en sont un exemple. La Guinée aspire á un nouveau départ, á une refondation de la société avec des personnes nouvelles.
Je finirai en citant Laurent Gbagbo qui est un politique émérite qui disait : « Si tu joues bien même si l’arbitre est contre toi, tu gagnes ». Donc, les leaders politiques sont avertis. La balle est désormais dans leur camp car la concurrence est ouverte, dure et sans pitié pour une Guinée nouvelle.
Monday, 23 April 2007
L.Kouyaté en France: Commentaires.
Suite á la visite de Mr Lansana Kouyaté en France et á l’interview accordée á RFI, je ne puis résister á l’envie d’intervenir et commenter ses dires. Tout d’abord, je tiens á dire que je soutiens son action car je suis comme lui « pragmatique ». Néanmoins, en observateur averti je reste lucide et vigilant.
Comme quelqu’un l’a dit sur le Net, Lansana Kouyaté (LK) est « un enchanteur hors pair ». Ceci est somme toute normal vu son cursus.
Pour revenir au sujet de mon intervention, LK a dit á la rencontre avec la communauté guinéenne : « Je ne m’inscris pas dans la durée. Les futures élections seront organisées dans la transparence. J’en prends l’engagement. Et naturellement le futur Premier Ministre sera celui du parti vainqueur des élections » (Guineenews.org).
Mon commentaire : ceci ne fait encore ni partie de l’accord ni de la Constitution telle qu’elle est. Jusqu’ á nouvel ordre, Lansana Conté nomme le Premier Ministre. LK ne peut promettre quelque chose qu’il ne contrôle pas.
La Partie la plus intéressante concerne l’interview avec RFI ou le PM semble être plutôt sur la défensive et jouer plus de la rhétorique que répondre sur le fond aux questions posées. Par rapport á une question similaire á celle d’en haut, LK insiste cette fois sur le fait que son équipe est un « gouvernement de service (….) pas de date limite »
Une autre réponse qui a attiré mon attention est celle ou il sort la moyenne de la durée des Primatures en Guinée qui serait de 4 ans : 23 divisé par 6. C’est une façon de calculer erroné qui ne reflète en rien la réalité. En statistique il a 3 moyennes et celle utilisée ici n’est pas appropriée. Sur les 6 Premiers Ministres, un seul a pu dépasser le cape des 36 mois, deux sont restés moins d’un an et l’avant dernier á peine un mois ! Donc aucun rapport avec ses 4 ans trompeurs de moyenne arithmétique. Et puis la Primature qui peut aussi s’appeler ‘Ministère chargé des Affaires Présidentielles’ n’a commencé qu’en 1996 avec Sidya Touré, donc le chiffre 11 devrait remplacer le 26 ; ce qui donnerait á peine 2 ans de moyenne dans son raisonnement.
Je relève ceci qui peut paraître futile mais montre les raccourcis que prend Mr Lansana Kouyaté parfois pour donner le change sans répondre aux questions or en Guinée dans le contexte présent, nous voulons de vraies et franches réponses.
Puis plus loin viens l’explication tendancieuse selon laquelle le raffermissement du Franc Guinéen serait le résultat ô combien efficace de l’action du Gouvernement en si peu de temps. Alors que l’appréciation de notre monnaie, sans rentrer dans les détails, est plutôt conjoncturelle qui s’explique en partie et en partie seulement par ceci : après plusieurs mois de grève et un redémarrage progressif des activités, beaucoup de Guinéens n’ont d’autres choix que de changer leur devises en Franc Guinéens pour les dépenses de tous les jours. Les importateurs á la fois á cause de l’interdiction d’exporter les produits agricoles, des pertes et surtout les retards occasionnés par les mouvements sociaux étant dans une certaine incertitude ont pour la plupart ralenti leurs importations qui faisaient appel á beaucoup de devises. Les millions/ milliards de FG détournés tous les jours dans l’Administration étaient échangés en devises fortes pour être exportés ce qui contribuait á la dépréciation de la monnaie locale. Et puis quand même, la confiance reviens un peu! Certes le Gouvernement a sa part dans le processus ne serait ce qu’au niveau de l’arrêt de la ‘planche á billets’ peut être et des détournements mais ce n’est pas son action exclusivement qu’il faut saluer. LK n’est pas modeste ! Ce n’est pas un handicape mais bon á savoir.
Pour finir, je dirai que Mr Lansana Kouyaté a été dans l’ensemble convainquant et semble appréhender le problème guinéen et savoir comment le résoudre avec sérénité et pragmatisme. Néanmoins, après les professions de foi, nous attendons les actes concrets comme la commission d’enquête indépendante, l’affaire Futurelec et l’établissement de la Commission Electorale Indépendante (de la tutelle de L.Conté).
Restons conciliants mais critiques et vigilants.
Comme quelqu’un l’a dit sur le Net, Lansana Kouyaté (LK) est « un enchanteur hors pair ». Ceci est somme toute normal vu son cursus.
Pour revenir au sujet de mon intervention, LK a dit á la rencontre avec la communauté guinéenne : « Je ne m’inscris pas dans la durée. Les futures élections seront organisées dans la transparence. J’en prends l’engagement. Et naturellement le futur Premier Ministre sera celui du parti vainqueur des élections » (Guineenews.org).
Mon commentaire : ceci ne fait encore ni partie de l’accord ni de la Constitution telle qu’elle est. Jusqu’ á nouvel ordre, Lansana Conté nomme le Premier Ministre. LK ne peut promettre quelque chose qu’il ne contrôle pas.
La Partie la plus intéressante concerne l’interview avec RFI ou le PM semble être plutôt sur la défensive et jouer plus de la rhétorique que répondre sur le fond aux questions posées. Par rapport á une question similaire á celle d’en haut, LK insiste cette fois sur le fait que son équipe est un « gouvernement de service (….) pas de date limite »
Une autre réponse qui a attiré mon attention est celle ou il sort la moyenne de la durée des Primatures en Guinée qui serait de 4 ans : 23 divisé par 6. C’est une façon de calculer erroné qui ne reflète en rien la réalité. En statistique il a 3 moyennes et celle utilisée ici n’est pas appropriée. Sur les 6 Premiers Ministres, un seul a pu dépasser le cape des 36 mois, deux sont restés moins d’un an et l’avant dernier á peine un mois ! Donc aucun rapport avec ses 4 ans trompeurs de moyenne arithmétique. Et puis la Primature qui peut aussi s’appeler ‘Ministère chargé des Affaires Présidentielles’ n’a commencé qu’en 1996 avec Sidya Touré, donc le chiffre 11 devrait remplacer le 26 ; ce qui donnerait á peine 2 ans de moyenne dans son raisonnement.
Je relève ceci qui peut paraître futile mais montre les raccourcis que prend Mr Lansana Kouyaté parfois pour donner le change sans répondre aux questions or en Guinée dans le contexte présent, nous voulons de vraies et franches réponses.
Puis plus loin viens l’explication tendancieuse selon laquelle le raffermissement du Franc Guinéen serait le résultat ô combien efficace de l’action du Gouvernement en si peu de temps. Alors que l’appréciation de notre monnaie, sans rentrer dans les détails, est plutôt conjoncturelle qui s’explique en partie et en partie seulement par ceci : après plusieurs mois de grève et un redémarrage progressif des activités, beaucoup de Guinéens n’ont d’autres choix que de changer leur devises en Franc Guinéens pour les dépenses de tous les jours. Les importateurs á la fois á cause de l’interdiction d’exporter les produits agricoles, des pertes et surtout les retards occasionnés par les mouvements sociaux étant dans une certaine incertitude ont pour la plupart ralenti leurs importations qui faisaient appel á beaucoup de devises. Les millions/ milliards de FG détournés tous les jours dans l’Administration étaient échangés en devises fortes pour être exportés ce qui contribuait á la dépréciation de la monnaie locale. Et puis quand même, la confiance reviens un peu! Certes le Gouvernement a sa part dans le processus ne serait ce qu’au niveau de l’arrêt de la ‘planche á billets’ peut être et des détournements mais ce n’est pas son action exclusivement qu’il faut saluer. LK n’est pas modeste ! Ce n’est pas un handicape mais bon á savoir.
Pour finir, je dirai que Mr Lansana Kouyaté a été dans l’ensemble convainquant et semble appréhender le problème guinéen et savoir comment le résoudre avec sérénité et pragmatisme. Néanmoins, après les professions de foi, nous attendons les actes concrets comme la commission d’enquête indépendante, l’affaire Futurelec et l’établissement de la Commission Electorale Indépendante (de la tutelle de L.Conté).
Restons conciliants mais critiques et vigilants.
Friday, 20 April 2007
RTG Koloma et l'etat:
Suite á l'accident du jet de l'Armée guinéenne sur la RTG Koloma, je suggère de demander qu'une partie des 13 milliards décaissés par l'Armée á la Banque Centrale servent á réparer la RTG car après tout c'est bien l'Armée qui est responsable des dégâts et n'est apparemment pas assurée pour ce genre d'incidents. Je ne comprends donc pas pourquoi l'Etat quémande par ci par là quand l'Armée a 13 milliards pour soit disant défendre de frontières alors que la région n'a jamais été aussi pacifique. Pour nous Guinéens, le danger ne vient pas des frontières mais de l'intérieur, précisément d'une partie de l'Armée que nous craignons plus que quiconque hypothétique assaillant aux frontières. Je trouve dommage de solliciter encore une fois la Chine: elle nous offre une infrastructure, c'est á nous de l'entretenir. Nous n'allons pas quand même á vie leur demander d'intervenir á chaque fois que quelque chose arrive au bâtiment! La Guinée n'est pas si pauvre que cela! N'abusons pas de l'aide et de la bienveillance des pays amis!
Les estimations des réparations du toit de la RTG Koloma équivalent á combien de 4X4 (voitures) commandées par le Gouvernements? L'Etat doit changer l'image du pays qui a permanemment la main tendue en une Guinée qui assure ses responsabilités.
La vraie souveraineté est d'abord économique.
A coté de ceci, il est étonnant que Conté ne semble plus malade depuis le début de la crise! Est il malade imaginaire? Pour ma part, je pense qu'il ne souffre que d'un diabète, c'est tout. Le reste s'avère infondé.
Avec Conte encore là, que Dieu sauve la Guinée !
Les estimations des réparations du toit de la RTG Koloma équivalent á combien de 4X4 (voitures) commandées par le Gouvernements? L'Etat doit changer l'image du pays qui a permanemment la main tendue en une Guinée qui assure ses responsabilités.
La vraie souveraineté est d'abord économique.
A coté de ceci, il est étonnant que Conté ne semble plus malade depuis le début de la crise! Est il malade imaginaire? Pour ma part, je pense qu'il ne souffre que d'un diabète, c'est tout. Le reste s'avère infondé.
Avec Conte encore là, que Dieu sauve la Guinée !
Thursday, 12 April 2007
Ministres "Rampant" ! Et BÊH!
Après avoir vu sur la RTG des ministres ramper pour serrer la main du Général Conté, je commence à m'inquiéter sur la capacité intellectuelle de certains ministres à assumer leur responsabilité. Un homme qui confond respect et soumission au point de s'humilier en se rabaissant pour simplement saluer un autre homme n'est pas une personne ayant une haute opinion d'elle-même, d'où mon souci. Est-ce que ces ministres pourront être suffisamment libres pour faire face aux pressions présidentielles et para-présidentielles? J'en doute!
Vous conviendrez avec moi que la qualité d'un homme/femme se mesure tout d'abord par son attitude ou comportement et langage. Nous parlons à longueur de journée d'émancipation de la femme alors que même les hommes ne le sont pas encore! Que l'on veuille ou non, G.Bush est l'homme le plus puissant sur Terre mais qui a déjà vu quelqu'un ramper, s'agenouiller pour lui serrer la main?! J'ai mentionné le terme "intellectuellement" plus haut parce qu'à partir d'un certain niveau intellectuel, on est conscient qu'il n'y a pas d'homme supérieur à un autre, fut-il le Président ou Monarque. La Fonction de chef d'Etat mérite respect et non soumission! Seul Dieu mérite soumission. Je me suis dit en voyant ces ministres ramper pour serrer la main de Conté, que feront-ils alors face à Dieu. Je devine...
Ces gestes peuvent paraître anodins mais en disent long sur l'état des mentalités en Guinée: pour parler de développement, il faut libérer les esprits de toutes séquelles du féodalisme et soumission totale à l'autorité qui mérite seulement respect afin de permettre aux Guinéens de faire face aux défis et oser entreprendre dans la confiance sans peur. Je doute que les Droits de l'Homme puissent être appliqués ou respectés en Guinée avec des ministres qui élèvent un président au rang de Dieu sous prétexte qu'il est chef d'état. Ce sont ces réflexes arriérés, entre autres, qui nous ont conduits dans cette impasse. Cette attitude est nuisible à l'établissement de la démocratie et à un état de droit car Dieu est au-dessus de tout ceci donc "leur général" pense qu'il l'est aussi.
Pour terminer, avec de telles personnes dans le gouvernement de Lansana Kouyaté, nous devons rester très vigilants. La partie est loin être terminée!
La Déclaration Universelle de droits de l'homme dit bien que tous les hommes naissent égaux...
Vous conviendrez avec moi que la qualité d'un homme/femme se mesure tout d'abord par son attitude ou comportement et langage. Nous parlons à longueur de journée d'émancipation de la femme alors que même les hommes ne le sont pas encore! Que l'on veuille ou non, G.Bush est l'homme le plus puissant sur Terre mais qui a déjà vu quelqu'un ramper, s'agenouiller pour lui serrer la main?! J'ai mentionné le terme "intellectuellement" plus haut parce qu'à partir d'un certain niveau intellectuel, on est conscient qu'il n'y a pas d'homme supérieur à un autre, fut-il le Président ou Monarque. La Fonction de chef d'Etat mérite respect et non soumission! Seul Dieu mérite soumission. Je me suis dit en voyant ces ministres ramper pour serrer la main de Conté, que feront-ils alors face à Dieu. Je devine...
Ces gestes peuvent paraître anodins mais en disent long sur l'état des mentalités en Guinée: pour parler de développement, il faut libérer les esprits de toutes séquelles du féodalisme et soumission totale à l'autorité qui mérite seulement respect afin de permettre aux Guinéens de faire face aux défis et oser entreprendre dans la confiance sans peur. Je doute que les Droits de l'Homme puissent être appliqués ou respectés en Guinée avec des ministres qui élèvent un président au rang de Dieu sous prétexte qu'il est chef d'état. Ce sont ces réflexes arriérés, entre autres, qui nous ont conduits dans cette impasse. Cette attitude est nuisible à l'établissement de la démocratie et à un état de droit car Dieu est au-dessus de tout ceci donc "leur général" pense qu'il l'est aussi.
Pour terminer, avec de telles personnes dans le gouvernement de Lansana Kouyaté, nous devons rester très vigilants. La partie est loin être terminée!
La Déclaration Universelle de droits de l'homme dit bien que tous les hommes naissent égaux...
Monday, 2 April 2007
Polémique propos de 'Monenembo'
Je viens de lire votre réaction aux critiques dirigées vers Moneninbo. Je pense qu'il est regrettable d'essayer de défendre notre frère qui a volontairement ou non commis une erreur de jugement en soulevant ce problème ethnique maintenant oú nous tentons de nous unir pour défaire définitivement Conte et son clan. Cette "sortie" est inopportune et mal á propos. Le plus important est que ce gouvernement soit surveillé pour qu'il 'délivre' un travail sans discrimination et de pré-refondation (redressement avant la vraie refondation du Pays). Si les Peulhs qui ont le monopole de l'économie et sont les plus nombreux numériquement ne sont pas capables de peser sur l'avenir du Pays sans être forcément majoritaire encore aussi dans le Gouvernement, nous devons nous remettre en question. Malheureusement, nous avons la fâcheuse tendance á croire que le dosage ethnique dans le Gouvernement est une formule de stabilité socio-politique et que si l’homme au pouvoir est de notre ethnie donc nous sommes au pouvoir aussi. Faux syllogisme! Autrement dit,Ceci est tout á fait faux ! Même la fierté affichée d’être de l’ethnie du Président est une attitude dénuée de sens et plutôt primaire : Cellou Dalein, Premier Ministre, ne m’a rien apporté en tant que Peulh, n’étant ni son parent ni proche de lui. Il aurait été Malinké ou Forestier, le résultat aurait été le même pour moi. Est-ce que, par exemple, le Fouta a vu plus de projets de développement ? Ce fut plutôt le contraire autant que je sache. Autre preuve, les Soussous aujourd’hui en Guinée sont parmi les plus pauvres et les plus touchés par la décrépitude socio-économique du Pays. L’intelligentsia doit plutôt s’employer á éduquer le Peuple en matière de lois républicaines, de démocratie, de citoyenneté et surtout á bâtir une NATION. Que le gouvernement soit á 30 ou 80% Peulh ou Malinké : ‘so what?’ ! L’essentiel est qu’il soit juste et équitable. Cette répartition pouvait se justifier juste après les indépendances mais si 50 ans après nous qui vivons á l’Etranger en faisons encore un sujet de ‘palabre’, c’est que nous méritons bien Sékou Touré et Conté parce que nous ne sommes pas meilleurs qu’eux. Ce ‘faux’ débat sur la représentativité régionale ou ethnique renforce ma conviction que la notion de nation n’existe pas en Guinée. Nous devons nous ressaisir et aller á l'essentiel.
Avec Conté encore présent et certains Guinéens, que Dieu sauve le Pays !!
Avec Conté encore présent et certains Guinéens, que Dieu sauve le Pays !!
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